02 juillet 2008
Citations de Robert Desnos sur la poésie
J'ai relevé, dans le cadre de ma recherche réflexive sur la poésie, des phrases de Robert Desnos dont je partage pleinement la pensée, même si je ne suis pas adepte de l'écriture automatique ou surréaliste, que je ne les connais pas trop (mais j'espère me cultiver un peu un jour...). Ceci afin de donner du crédit à ce que j'ai tenté récemment d'explorer bien maladroitement et qui m'a fait bizarrement agir. Ma retraite continue...
"En définitive, ce n'est pas la poésie qui doit être libre, c'est le poète".
"Chacun trouve son aliment poétique où il lui plaît."
"La grande poésie peut être nécessairement actuelle, de circonstance..."
"La poésie peut être ceci ou cela. Elle ne doit pas forcément être ceci ou cela... sauf délirante et lucide."
"Rappeler au public qu'il peut y avoir des sous-entendus."
'L'image n'est pas toute la poésie."
"La poésie est simplification [...]
Le poème est le fruit de la nécessité."
Et d'autres choses encore dont je devrais tirer des leçons. Mais déjà je retiens la profonde notion de la liberté qui produit les sentiments et le désir de faire quelque chose, et aussi d'écrire, d'être un poète ou un artiste. Autant larguer les amarres lorsque l'on s'en sent capable, sans toujours obtempérer à l'influence d'autrui ni s'en référer car elle fait souvent office d'ancre.
30 juin 2008
Stop ! (modifié)
Au vu de ce qui m'est arrivé, je m'ordonne de prendre un congé sabbatique à durée indéterminée. Peut-être un mois, moins ou plus, j'espère au moins un mois.
J'ai tant à faire chez moi et pour moi ! Je ne dois plus négliger ma vie...
Merci de votre attention à me lire. Je n'ai pas le courage de déposer ces mots sur les sites de poésie, alors si toutefois des personnes qui sont membres sur les miens viennent lire ce dernier message, j'aimerais bien qu'elles le signalent aux administrateurs en privé, si ce n'est pas trop leur demander. Merci pour cela aussi !
Bien cordialement,
Béa
Charlie Mac Coy (virtuose américain de l'harmonica)
Charlie McCoy Orange Blossom Special
envoyé par richard6195
Jouer d'un instrument de musique avec cette aisance, faire que l'amour propulse mon talent par tous les moyens de mon être, me laisser gouverner par lui pour m'unir aux autres à travers la musique, art le plus merveilleux au monde, noble, pur et spontanément intelligent, voilà ce que je voudrais si je devais renaître un jour. Je voudrais être libre de me laisser emporter par le flot des notes vertigineuses d'un harmonica comme ce Charlie McCoy, suivre la route que serpentait le train Orange Blossom Special au temps où il faisait encore la liaison entre New York et Philadelphie et jouant ce morceau qui, à mon avis, devrait remplacer l'hymne américain. Enfin au vu de ce qu'est mon goût primaire en la matière bien sûr !
En tout cas, j'aime beaucoup ce morceau, cette vieille chanson américaine moult fois reprises. Vous l'auriez deviné en lisant mon texte ou poème, je ne sais plus comment le nommer, "Le Violoniste".
Bonne écoute de la vidéo ! Et merci si cela vous plaît !
Encore une autre catégorie
Cette fois ce ne sera pas pour me moquer de moi ou/et d'autres choses, mais tenter poser mon regard sur tout ce qui l'interpelle en bien et beau... et en prose évidemment !
Le Violoniste (corrigé)
Main cachée,
qui chemine
en mineur
dans la vallée levée
du contenu nuageux
de mon âme amicale,
pourquoi t'en tenir
au nirvana
du style du stylo ?
Mutin musicien
du jeu de ma jeunesse,
et qui lâche
sans relâche l'archet
sur ton violent violon,
dans la gare de ma beauté égarée,
joue plus fort.
Que je t'entende
à l'entrée de la ville
de ma vieillesse !
Ici plus bas, "Orange Blossom Special" par un groupe de Bluegrass. J'en ai parlé récemment dans un commentaire à mes "regrets". Puis j'ai écrit le "vain écrit", et je ne me rendais pas compte que, dans le fond, il allait assez bien avec cette musique, enfin ce qu'il raconte, non ?...
29 juin 2008
Les cris vains (corrigé)
Oh,
Vingt écrits d'écrivain de cris vains !
Ecrivain de vingt cris vains, écris !
Dans les dunes... (corrigé ter)
Des cargos d'escargots,
sans coques ni quilles,
D'une oeillade
s'accostent sur la côte
des oyats.
Nouvelle catégorie (corrigé)
Je commence une nouvelle catégorie de textes, la plupart en prose ou vers libres avec parfois, enfin je l'espère, un peu d'humour. Son titre : "Vains écrits"... Il peut y avoir des jeux de mots ou d'écriture comme des lipogrammes... Juste histoire de ne plus trop me prendre au sérieux, si c'est possible...
J'arrête la poésie... (corrigé)
Je pense arrêter d'écrire de la poésie, du moins durant pas mal de temps. Les incidents derniers dont j'ai fait état dans les précédents posts m'ont inscrite dans cette prise de position...
28 juin 2008
Regrets 7
Je crois qu'il serait sage de ma part d'arrêter de penser et d'écrire sur tout ça. Evidemment cela ne me mène vers rien de bon, déjà que je ne suis pas en bonne santé (j'ai des examens éprouvants qui m'attendent à la rentrée...), je commence à avoir des maux de tête et je pleure, je déprime. Alors stop, Béa !
Il faut se faire une raison de tout et accepter ce que l'on est même si cela ne correspond pas aux attentes d'autrui. On ne peut aller à l'encontre de sa nature, du moins continuellement.
Je ne peux donc plaire à tout le monde, mais il arrive qu'il y ait des gens qui m'aiment bien et m'apprécient. Je pense qu'il est dans mon devoir de ne pas les décevoir et leur rendre leur affection, de faire des choses, même les plus modestes, pour eux. Les jérémiades lassent et n'aboutissent à rien de mieux que de détruire une personnalité. Ces derniers jours, je reprenais le chemin de ma destruction après deux mois passés à me faire du bien au bord de la mer. J'y avais aussi vu et senti de belles choses, autant poser mon regard sur leur souvenir que sur les personnes qui me détestent et sur ce qu'il y a de pire en moi.
Je retournerai donc à la quête du beau, et tant pis si ce que j'en tire est banal et médiocre et à l'image de moi-même. Ceux que cela dérange qu'ils ne m'adressent plus la parole, je préfère, et qu'ils ne viennent pas ou plus me lire où je publie sur Internet ou ailleurs. Sur terre il devrait y avoir de la place pour tous, même pour moi, et même des gens avec qui je peux partager ma part du bonheur.
Je suis lasse d'écrire de la poésie et d'en lire sur cette Toile, mais je reviendrai également à cette activité somme toute constructive et intéressante, enfin quand elle me procure la liberté d'agir et d'être. Avant, je dois me détendre un peu encore.
Puis j'ai d'autres activités en cours toutes nouvelles et intéressantes, et tant de livres à lire que je délaisse...
Je tiens à ajouter aussi que j'ai écrit ces posts en direct et sans brouillons. Certains je les ai corrigés, d'autres attendent les retouches, et d'autres encore mal rectifiés sont à revoir encore. Mais je conserverai le tout sur mon disque dur, il va sans dire. C'est un témoignage à garder, je trouve... Merci à ceux qui m'auront lue en espérant qu'ils pourront me pardonner !
Regrets 6
Je ne suis peut-être pas dyslexique, comme je l'ai dit dans ces pages. On ne m'a jamais définie ainsi...
Disons que certains critères m'amènent à cette conclusion : le fait d'avoir été contrariée, enfant, dans l'usage de mes mains -j'étais gauchère ambydextre, et on m'a obligée à devenir droitière, ce que je ne réussis toujours pas à être parfaitement...-, d'avoir suivi des séances d'orthophonie -et j'ai toujours les mêmes défauts d'élocution-, etc.
Mais je ressens un véritable déséquilibre du rythme intellectuel en tout cas. Je suis trop rapide. Je ne me contrôle pas toujours bien, et cela me fait mal assimiler et voir les choses parfois... Et c'est pour cela que j'écris principalement, pour l'ordre de mon langage et de mes pensées. Pas au point que l'on suppose, je crois, pour la reconnaissance d'un talent. Mais il est un fait, c'est que j'ai raté ma vie, et je voudrais qu'un jour mon entourage soit fier de moi et de mes mots ou d'autres choses que je fais, qu'il ne se dise pas que je n'aurais pas dû venir au monde quand je partirai définitivement. Je ne veux pas que mon handicap moteur ait eu raison de moi dans tous les domaines. Si j'ai un véritable ennemi, c'est bien lui, et c'est compréhensible n'est-ce pas ? Alors ma tête et mon coeur doivent supplanter mon corps malade.
C'est en tout cela que je me considère une sorte de dyslexique. Mais je n'en sais rien en fait.
Et puis le manque de scolarité, les peines, les deuils de ma vie n'ont rien arrangé à ma tête.
Et d'offrir en pâture mon ignorance et ma tentative de la régler par l'écriture poétique continue à me brouiller l'esprit...
Mais au Diable ma médiocrité et mon incapacité, si je peux quand même percevoir les rayons de la beauté de la nature qui m'entoure et en dire quelque chose ! Oui, peut-être...
Mais dois-je continuer à m'exhiber au monde avec mon langage handicapé, tout comme mon corps, histoire de me lier aux autres quand même ?
Je ne peux encore me prononcer, ni ne le veux pour le moment. Je dois classer mes interrogations, essayer de comprendre tout ce qui est à ma portée humaine.
27 juin 2008
Regrets 5 (corrigé)
Pourquoi lire ce que nous voulons entendre des mots et non tels qu'ils sont devant nos yeux ? Pourquoi ne s'en tenir qu'à une seule lecture, alors que d'autres peuvent étoffer leur existence ? Ou c'est que celui qui les produit s'exprime vraiment mal, ou c'est le fait que la société nous presse trop...
Qu'est-ce qui nous rend aveugles et intolérants face à ceux qui ne pensent ni ne vivent comme nous, ou ceux-ci incapables de dire des paroles claires et communicatives à tous, ou d'agir pour se faire accepter et aimer comme tout le monde devrait l'être ?
Je ressens le doute de la compréhension des choses, et cela me fait infiniment mal. Je mourrai sans savoir toute leur présence au fond de moi. Mais qu'importe si celles que j'arrive à ressortir, dans mes actes, sont quand même authentiquement miennes !
26 juin 2008
Regrets 4 (corrigé bis)
Je déplore cette existence qui m'a conduite à l'écriture de mon roman, et à l'écriture tout court du reste. D'avoir été normale, c'est-à-dire valide en tous lieux, j'aurais fait d'autres choses bien plus équilibrées et peut-être que personne n'aurait eu à souffrir de ce que je suis, ni moi bien sûr...
Je ne reverrai plus certaines personnes, je crois. Je ne tenterai plus jamais rien pour cela. Elles sont des souvenirs ineffables, certes, mais que cela et c'est très bien ainsi. Tant de gens passent dans nos vies et nous laissent une trace douloureuse ou magnifique, mieux vaut placer sa mémoire sur le meilleur d'eux. S'il y a eu de la douleur dans mes relations amicales, bientôt je n'en garderai que la douceur de la gentillesse qu'elles ont bien voulu me démontrer. Et j'espère leur avoir apporté quand même aussi quelque chose de positif dont elles se souviendront.
Je leur souhaite bon vent à leur vie avec tout le bonheur qui leur convient !
Regrets 3 (corrigé)
C'est fou qu'il me faille une peine profonde pour réveiller mon envie d'écrire et que je me jette sur mon écran d'ordinateur, ou un stylo, et une feuille de papier machine ! Cela se délie, mais aussi s'emmêle aussitôt si je laisse le temps récupérer ma parole.
Je sentais bien ma médiocrité, va ! Mais pourquoi juger si vite et durement quelqu'un que l'on ne fait qu'apercevoir dans le brouillard de ses mots ? Laissons le bénéfice du doute planer parfois avant de conclure, non ?
Cela fait cinq ans que j'écris sur des forums de poésie, et je ne m'y fais toujours pas. Mais il faut bien suivre les modes, le courant. et Internet à un génial fourmillement de renseignements des plus divers. Hors les forums, je me régale ! Mais les rencontres, les amitiés, elles se font tellement mieux les yeux dans les yeux, et sourire contre sourire...
Regrets 2 (corrigé)
"Loin de moi et semblable aux étoiles, à la mer et à tous les accessoires de la mythologie poétique", ces mots de Robert Desnos dans "Si tu savais...", l'un de mes préférés de "Corps et biens", je devrais peut-être les écrire en guise de réponse aux commentaires de mes poèmes. Que s'y cache-t-il ? Je ne saurais le dire. Peut-être une allusion bien sentie à cette poésie si répandue et dédaignée sur l'amour et dont j'ai tant péché. Mais peut-être aussi que parfois cette "mythologie poétique" a ses raisons d'être pour exprimer de réels sentiments, et c'était peut-être le sens que voulait donner le poète à cette expression.
J'ai écrit "Si on nous le permettait encore" avec un double sentiment, l'un personnel et l'autre en relation à ce jeune couple dont je parle en introduction. Et je l'ai vraiment, aussi bête qu'il soit, vécu et éprouvé au point même de pleurer l'écrivant. J'avais relu, je le confesse, et c'est sûrement là mon tort principal, les poèmes "A la mystérieuse" de Desnos et un si fort de Hugo dans "Contemplations" qui dit "Aimons toujours ! aimons encore !". Mais j'ai mes idées propres sur l'amour et qui se profilent, enfin je l'espère, chaque jour davantage dans mon esprit. Ma vision est plus proche de l'altruisme que de l'amour habituel, et de celle d'Erich Fromm pour ceux qui le connaissent. Je trouve vraiment, comme lui, qu'aimer éveille à la vie quelque chose en quelqu'un. Et je dirais que l'amour, qu'il soit Dieu ou une résultante de Lui, est partout dans la nature, et c'est sa lumière qui nous la fait belle et recevable et nous rend, chaque fois qu'on regarde vers elle, plus vivant et fort.
Dans cet hôpital, j'ai senti une véritable détresse, un manque d'amour, non pas à recevoir d'autrui mais à donner, de la part des personnes handicapées. Et j'ai vu la mer si belle et généreuse dans ses marées si amples. Je me suis dit aussi, et je l'ai souvent exprimé dans mes pauvres poèmes, que la mer était vraiment représentative de l'amour, car elle donne vie et elle brille tellement et joliment sous le soleil. Et pourtant si près d'elle, le manque d'amour était là, son appel si fort. Beaucoup de ces patients attendent depuis des années un logement que les institutions tardent à leur procurer. Ils s'ennuient loin des êtres aimés de leur vie, et qui les délaissent souvent à partir du moment qu'ils sont touchés par l'accident ou la maladie. Ils se sentent oisifs et inutiles, et ils perdent espoir de valoir à nouveau quelque chose un jour pour quelqu'un, d'aimer. Cela peut les mener loin, au bord du suicide parfois... Et il y avait ce couple, elle tétraplégique et lui valide, qui faisait de la résistance amoureuse bien qu'elle déprimât de ne pouvoir l'aimer comme avant son accident. Et il y avait ces gens très comme il faut qui trouvaient la chose malsaine et déplacée.
Alors, oui, j'ai écrit ce poème qui ne casse pas des briques, me disant aussi que ceux de ce genre, en prose, parlaient peut-être mieux que les rimes, mais je ne suis pas Robert Desnos et ne sais pas dire, ou redire, l'amour comme Victor Hugo. Et je le regrette infiniment.
Regrets (corrigé)
Oui, j'ai supprimé cet article que j'ai mis hier concernant mon bannissement d'un site de poésie que j'avais demandé. Bien sûr, je suis la responsable et ma propre victime. Je n'aurais pas dû donner dans la banalité. J'aurais dû plaider coupable de naïveté. Mais pourquoi, sur un autre site, une femme férue de poésie contemporaine avait-elle trouvé si bien ce poème, et une autre ailleurs aussi ? Qui a raison de tous ?
Je l'avais écrit un peu rouillée, c'est vrai, après deux mois d'une vie médicalisée, à tenter de perdre du poids au milieu de handicapés comme moi et pire, tellement pire physiquement et socialement. Mais c'est banal que de parler d'amour toujours. J'ai bien noté que ce poème était plutôt mal écrit, et c'est pour cela que j'ai ajouté la référence à ce couple qui me l'avait inspiré. Mais j'aurais dû le garder pour moi peut-être.
Je regrette mes réactions, certes, mais aussi d'avoir été me mêler à des intelligences sans doute plus pointues que la mienne. Je sais mes limites tant culturelles qu'intellectuelles, et je sais que je ne peux plus guère progresser. Je manque de vocabulaire, même s'il est tapi quelque part en moi. J'ai dit que j'étais dyslexique, et c'est vrai. La dyslexie, du moins celle que je sens en moi, bloque l'accès aux mots même si on les possède, et aussi parfois à la mémoire. Elle vous fait faire des faux-pas et quelquefois mal saisir l'expression d'autrui. Et, quand elle s'accompagne de timidité, on perd pied quand on doit défendre sa situation et répondre aux accusations et aux critiques.
Si j'écris, c'est justement, et en premier lieu, pour réparer cette dyslexie, pour ordonner mes idées et mes sentiments, mes mots. Tout ça me met dans une position contraire à la norme, et je ne dois pas, comme on dit, jouer dans la cour des grands.
Je m'interroge sur si je dois continuer d'écrire. La poésie, est-ce bien mon truc ? Finalement, je ne le crois pas.
Je pense ce que je dis, je ne le fais nullement pour me plaindre comme on le croit parfois. C'est un constat, une affirmation, et ce n'est absolument pour qu'on m'exprime le contraire. Je me connais, je me vis depuis plus de 54 ans. J'ai honte de ce que je suis devenue, de ma construction, mais j'essayerai de toujours combattre mes défauts et de les reconnaître quoi qu'on en pense.
J'ai encore à mûrir mes pensées pour comprendre une infinitude de choses et pardonner le mal que l'on me fait et que je fais, à moi aussi. Peut-être finirai-je par croire vraiment que le Virtuel est meilleur que le Réel? Internet nous pousse tant à cela, et à sa façon la société...
12 juin 2008
Si on nous le permettait encore…
Texte écrit en pensant à un couple que j’ai connu récemment. Lui était valide et elle tétraplégique et ils vivaient un amour véritable mais pas ensemble, et simplement les voir réunis semblait déranger certains récalcitrants…
Je serais ton combat et ta force, quand la maladie t’affecterait ;
La clarté des nuits étoilées et le phare qui guideraient ta route ;
Le soleil plongeant ses rayons dans les nuages pour consumer tes peines ;
Les livres et la musique pour combler ta solitude.
Et, dans le voilier qui, libres, nous porterait sur les mers, j’écouterais la voix de ton intelligence.
J’embrasserais ton cœur et tes yeux,
Quand ta bouche effleurerait mes lèvres.
Sous la discrète complicité du vent,
J’offrirais tous entiers, à tes mains, mon visage et mon corps fragile, timide, fébrile,
Et tes bras soutiendraient mes épaules dans notre ému accord charnel.
Je serais ta femme, ta confidente, ton amante, ta sœur,
Si on nous le permettait encore, toujours, une autre fois,
Mon amour.
10 juin 2008
Ami, d’après un poème de José Larralde, poète et auteur-compositeur et chanteur argentin
Digue de la baie d'Authie - Amigo, J. Larralde
envoyé par marygrange
Tends-moi le verre de ta peine
Pour regarder son fond obscur.
J’ajouterai l’eau de mes veines
Que tu boiras un jour futur.
Si tu t’enivres d’amertume,
Que la rage secoue ton sang
Et que gagne, tes yeux, la brume
D’un scepticisme omniprésent,
Tu auras, au fond de ta peine,
Ma limpide compréhension.
La main chaleureuse et sereine
Que je t’offre avec dévotion
N’attendra pas de réciproque.
Mais mon cœur te sera ouvert,
Palpitant et sans équivoque,
Toujours lorsque le mal te perd.
Ne faiblis pas. Tends-moi ton verre.
A cette peine, il manque tant
La bonne lutte salutaire,
La réponse mûre du temps.
Un peu d’amour te rendra fort.
Et, s’il remplace l’impossible,
Tu vaincras chaque mauvais sort
Et tu deviendras l’invincible.
Ne mendie jamais une aumône.
Que la pitié ne frappe pas
A ta porte, et fuis, lorsque prône
L’affect forcé indélicat.
Ne te noie pas dans l’existence
Promue par de nombreuses gens.
Sois juste toi, sans l’expérience
Usante des sens, de l’argent.
Et souviens-toi
Qu’un peu d’amour te rendra fort.
Et, s’il remplace l’impossible,
Tu vaincras chaque mauvais sort
Et tu deviendras… l’invincible.
Lien vers la version originale de cette adaptation : « Amigo » de José Larralde : http://www.donjoselarralde.com.ar/jl/detallepepe.asp?codigo=AMIGO
(Je viens d'ajouter la vidéo récente...)
08 juin 2008
Je viens de supprimer des textes...
Je viens de supprimer des textes dans "A moi-même" déposés ici avant Berck. C'était encore sur cette drôle d'histoire qui me tracassait et bien déplacé et compromettant. Je verrai si je dois ou non en faire autant avec les textes de "A un ami perdu", mais peut-être les garderais-je quand même en souvenirs, juste ça. Les autres étaient trop forts par contre, il fallait les retirer !
C'est fini et à oublier enfin. Pourquoi crier sans fin et sans but vengeance et se justifier pour quelque chose qui n'a plus raison d'être ? Cela s'est passé ainsi et devait l'être sans doute. Maintenant leur vie ne me regarde plus ni eux la mienne. Et je crois, oui sûrement, que je n'écrirai pas ce roman dont je parlais dans ces textes supprimés, mais d'autres choses. Du reste, j'ai l'intention pour le moment de faire des recueils de mes poèmes. Pourquoi pas ?
Bien amicalement à tous,
Béa
Retour de Berck
Voilà, je suis rentrée de Berck, d’une cure qui m’a fait beaucoup de bien à plus d’un titre. Ma santé est en bonne voie de récupération mis à part un petit problème que je pense sans gravité, et mon moral s’est considérablement amélioré en faisant des rencontres fort intéressantes… Et j’ai retenu les enseignements de la vie en communauté des handicapés qui sont depuis longtemps en ces lieux. J’ai maintenant de quoi nourrir mes pensées, peut-être aussi quelquefois mes écrits.
J’ai aussi pas mal médité en me promenant en fauteuil roulant sur la longue et très belle digue de la baie d’Authie qui passe devant l’hôpital. J’ai très aimé ces balades que je faisais en écoutant mon lecteur de MP3, les yeux fascinés par la mer qui descend si loin à marée basse jusqu’à disparaître et qui bruisse si musicalement en montant. Cette mer, que je vois comme le symbole de l’amour et de la liberté, elle m’a amenée à accepter que la page de mes dernières blessures affectives, tant rabâchées dans mes écrits depuis deux ans, est maintenant rigoureusement tournée. Une autre vie peut-être plus heureuse s’approche de moi…
En rentrant chez moi, j’ai eu l’agréable surprise de voir mon appartement changé par ma sœur qui a réussi à donner plus de place aux rangements. J’ai ainsi une meilleure atteinte de mes chers livres, et j’ai retrouvé les « Contemplations » de Victor Hugo. Je l’ai parcouru et retrouvé ce poème qui commence par : « Aimons toujours ! aimons encore ! », et continue par : « Ce que dit le flot aux rivages […] C’est le mot ineffable « aimons ! ».
Oui, aimons à travers les liens de la sincérité et de la liberté autant que possible !
Heureuse de revenir vers vous !
