26 juin 2009
Michaël Jackson
Pas de commentaire sur sa disparition trop rapide. Juste du respect pour l'artiste extraordinaire qu'il était et des vidéos...
Michael Jackson - Thriller
envoyé par leblogcine. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
Michael Jackson bad
envoyé par hellvis2. - Regardez la dernière sélection musicale.
Michael Jackson - Black or White
envoyé par leebil
Farrah Fawcett
Une belle femme et intelligente, je crois bien, disparue hier...
11 juin 2009
"Duma Key" de Stephen King
Edgar Freemantle est un entrepreneur de travaux publics et victime d’un accident grave sur un chantier : une grue pénètre dans le côté droit de sa voiture en reculant et lui arrache le bras, et il se trouve qu’il est droitier. Il part en convalescence en Floride sur une île appelée « Duma Key ». Auparavant, dans une de ses propriétés où il débuta sa récupération, il s’était pris à dessiner pour passer le temps. Mais c’est sur l’île du Golfe du Mexique que son talent s’est révélé grâce à la solitude et la splendide vue aux couchers de soleil beaux à couper le souffle (et à les peindre…). Il fait connaissance de voisins étranges, et sent peu à peu une présence en lui qui le pousse à peindre frénétiquement à s’en affamer. Son bras droit le démange (il paraît que cela arrive aux personnes en manque de membres) pour exprimer l’envie de se mettre à l’ouvrage ; parfois il lui apparaît comme un fantôme. Mais il n’y a pas que ça, ces tableaux sont révélateurs d’événements dont il ne peut connaître l’existence et bien d’autres choses aussi extraordinaires. Il connaît la gloire, mais son talent possède un pouvoir dont il faudra se débarrasser… Il finira par abandonner l’île de Duma Key aussi belle que maléfique.
J’apprécie beaucoup quand Stephen King aborde les thèmes sur l’art et le talent dans ses livres tels que « Sac d’os », « Duma Key » évidemment, et « Écriture » qui m’a le plus poussée à écrire, surtout un jour la prose. C’était pour moi un don du ciel, un cadeau merveilleux que ce livre sur l’art d’écrire. Il faut une extrême générosité pour révéler son savoir-faire, et Stephen King indéniablement l’a en lui. En cela je lui serai éternellement reconnaissante. J’aime quand il dit : « Finalement, je n’écris que pour deux raisons : pour me faire plaisir et pour faire plaisir aux autres. » À méditer.
Voici quelques expressions que j’ai rencontrées dans « Duma Key » et qui m’ont marquée :
- « Tu peux le faire. »
- « Il arrive que la compréhension fasse l’économie du cerveau et procède directement du cœur. »
- « N’emprunte jamais plus que cent fois le niveau de ton QI. »
- « … je ne voyais personne et ne parlais à personne, sinon à moi-même. Il ne restait presque plus rien du superficiel et, lorsque cela vous arrive, vous commencez à vous entendre vous-même clairement. Et une communication claire entre soi et soi - j’entends par là le moi superficiel et le moi profond - est l’ennemi du doute. Elle détruit la confusion. »
- « L’art, c’est le souvenir, Edgar. Il n’a pas de manière plus simple de l’exprimer. Plus le souvenir est limpide, plus l’œuvre est belle. »
- « Son talent était affamé. Les plus grands talents -comme les pires- le sont toujours. »
- «… si vous vous racontez le mensonge des artistes médiocres - que vous savez ce que vous faites -, vos chances d’accéder à la vérité seront anéanties. »
- « Ne pas arrêter tant que le dessin n’est pas terminé. »
- « Quand je peignais, je tombais amoureux du monde. Quand je peignais, je me sentais entier. »
- « Sachez quand vous avez terminé et reposez alors votre crayon ou votre pinceau. Tout le reste n’est que vie. »
Pour moi, Stephen King est un grand poète même s’il ne publie pas de vers, un humaniste doublé d’un romancier de génie. Et cela malgré l’horreur, la frayeur, les sueurs froides de ses livres. Il faut savoir accepter que quelque chose d’autre se trouve toujours en filigrane des mots, qu’on puisse le remarquer ou non, et malgré l’insipidité de l’apparence. Cette double écriture existe chez Stephen King. Et ses livres n’ont rien d’insipide, du moins à mon goût…
02 juin 2009
Vivi Lablonde !
Je fréquente depuis peu Facebook où j'ai découvert le grand talent de ma jeune cousine surnommée Vivi Lablonde. Elle est illustratrice et dessinatrice de BD. Elle travaille entre autres pour un hebdomadaire très connu...
Allez sur son blog, vous ne serez pas déçus, tout au contraire, croyez-moi (et je le dis en toute objectivité malgré ma fierté de parente !).
Elle est douée et a un humour moderne qui ne peut manquer de vous plaire, enfin j'imagine.
Personnellement, je crois très fort en son talent et en son avenir tout couronné de succès.
Si vous voulez oublier les tracas de l'existence, plongez-vous dans ses dessins, et le sourire et la bonne humeur vous reviendront à tous les coups !
http://vivilablonde.blogspot.com/
29 mai 2009
Une balade aux Îles Marquises
J'ai trouvé un lien de vidéos superbes sur la Polynésie que je vous ferai partager. Les images sont de bonne qualité. J'aimerais beaucoup connaître l'Océanie, et ces images me font voyager au moins dans la tête.
Bon voyage !
05 mai 2009
Il n'aimait pas non plus ses contemporains, enfin pas tous...
Antonio Machado n'aimait pas non plus les nouveaux trouvères, ses contemporains : "Je n'aime pas les maquillages de la cosmétique moderne...". Il ne se forçait pas à pratiquer un style à la mode et avant-gardiste pas plus qu'il ne chantait des sonnets à la Ronsard. Il était entre deux eaux, et surtout lui-même car il devait fort bien se connaître. Je le crois sincère quand il disait qu'il était bon au sens pur du mot. Alors, je me dis pourquoi faire école ailleurs qu'en l'âme belle et juste d'Antonio Machado ? Tout y est pour fabriquer sa poésie...
"J'ai coupé les vieilles roses du jardin de Ronsard"
Il a dit cela, Antonio Machado : "J'ai coupé les vieilles roses du jardin de Ronsard". (Ne serait-ce pas bénéfique à tout prétendu poète d'essayer de couper les rimes surannées des amours transies bienheureuses ou douloureuses ?) Il était philosophe, et s'il parlait de la nature c'était toujours en paroles pures et mûrement réfléchies. Il n'écrivait certainement pas pour charmer un public, mais bien pour exprimer ce quelque chose qu'il disait "qu'il se trouve loin dans l'âme enveloppé d'un troublant et magique soleil". Et il disait également que la "plume est la langue de l'âme". Alors pourquoi butiner les fleurs d'un jardin poétique par devoir plus que pour obéïr à la nécessité de son talent au moment où il se manifeste ? Puis cette "langue de l'âme" est de toutes les formes d'écriture et pour tous, elle surgit souvent quand on l'attend le moins et pas toujours lorsqu'il le faudrait, et pas forcément sous la forme désirée. Elle n'a non plus pas lieu de provoquer les attaches affectives, mais bien être un lien entre les pensées et les cultures. Il faut écrire par nécessité et pour communiquer ses réflexions à qui sauraient les entendre et y correspondre, mais librement sans trop s'affecter des "dogmes" qu'on peut rencontrer chez les "puristes" classiques ou avant-gardistes, ni de s'en servir comme simple moyen de séduction. Inscrit ou simple "visiteur", on se cultive sur les sites de poésie d'Internet. Là, le média jouit de sa vraie valeur, le partage culturel qui surpasse le relationnel virtuel si superficiel...
Alors ne jugeons pas les internautes, ceux qui nous aiment ou croient nous aimer, ni ceux qui semblent nous détester ou nous jalouser. Et ni eux devraient nous juger. Juste regardons ce que nous créons lorsque nous le pouvons... Et surtout que les poètes d'aujourd'hui essaient de couper "les vieilles roses du jardin de Ronsard". J'aimerais tant y arriver moi-même...
21 avril 2009
J'ai du mal à écrire en ce moment... (corrigé, dont le titre)
J'ai du mal à écrire en ce moment, à l'exception de mon journal intime tout en cahiers que je garde pour moi et qui ne fleurira pas sur Internet, ou sous des extraits largement retravaillés pour ce livre que je voudrais écrire et que peut-être je ne ferai pas. Cela explique mon inactivité actuelle. Du moins en partie...
J'ai davantage besoin de lire que de créer. Les romans me font voyager toujours loin. Stephen King est un Maître pour moi, et Ruth Rendell, Agatha Christie, Jim Harrison, Douglas Kennedy, Stefan Sweig, et des Français évidemment, et poétiquement toujours celui que j'ose appeler l'homme de ma vie : Antonio Machado, puis Robert Desnos, Juan Ramon Jiménez etc. Il y a encore pour la prose hispanique Camilo José Cela, Carlos Fuentes, Mario Vargas Llosa... Tant d'écrivains qui éclairent ma toute petite tête en comparaison aux leurs. J'ouvre ma voie parmi eux bien plus, dans le fond, que sur Internet où je ne dénigre pas surfer pour autant. Mais aujourd'hui, j'opte pour une navigation à la Loïc Peyron ou Gérard Mansé quand il chante "Il voyage en solitaire...". Je n'éviterai jamais les naufrages, et j'en aurai toujours. Mais je souhaite ne plus me faire saborder comme je l'ai été dans certains lieux virtuels.
20 avril 2009
La rumeur
Faisons
Mourir
L'envie
D'unir
Nos goûts
Dîner
Des heures
Parler
Où l'on
Pourrait
Entendre
Nos mots
Amis
Et in-
Compris
Reste à
Proscrire
Ou juste
L'écrire…
26 mars 2009
Rarahu à Loti (adaptation de la chanson tahitienne d'Yves Roche : "Rarahu ia Loti")
La musique sur laquelle j'ai écrit les paroles (il existe une autre version en tahitien).
http://www.musicme.com/#/Patrick-Roche/albums/Tahiti-Cool-3298490658017.html?play=01_13
Rarahu à Loti
Loti s'en va,
Rarahu[1] est blessée.
Elle attendra,
Souffrira.
"Oh, je voudrais
Qu'il y'ait un lieu pour moi
Dans ses pensées,
Chez lui là-bas…
Tout le rappelle à Tahiti.
Mais si le soleil luit,
Mon cœur a froid.
Je ne sens plus les yeux adorés
Qui m'admiraient.
Il n'est pas là."
Il ne vient pas,
Rarahu est blessée.
Elle écrira,
Lui dira :
"Je te voudrais
Près de Bora-Bora
Pour me presser
Entre tes bras.
Tout te rappelle à Tahiti.
Mais si le soleil luit,
Mon cœur a froid.
Toujours avec tes yeux adorés,
Loti here[2],
Reviens vers moi !
Loti here,
Reviens vers moi !"
[1] Epouse tahitienne de Pierre Loti.
[2] "Chéri, amour".
28 février 2009
Changement de titres
J'ai changé l'intitulé du livre. Il devient "Le silence à combattre". Dans "le combat du silence" on peut entendre "le combat pour le silence" et non "contre". Et puis toutes les catégories de silence ne sont pas bonnes à combattre. Pour moi il n'y en a qu'une espèce dont je parle dans cette histoire à Granville... Celle-ci change aussi de titre. C'est "Le relais".
D'autres retouches sont en cours, dont toute une refonte de "Les deux systèmes". Après le week-end, j'y reviendrai...
27 février 2009
Le relais -3-
Yannick est anthropologue. Il ne peut plus se déplacer, mais il écrit des articles pour des revues scientifiques. Cela le relie à la vie sociale et entretient sa culture qu'il a grande. C'est un homme brillamment intelligent. Il m'a demandé de lui chercher sur Internet des informations auxquelles il n'a pas accès là-bas. Sa confiance en moi me fait plaisir, elle consolide notre jeune amitié. Il a pris mon numéro de téléphone et m'appelle fidèlement depuis mon retour. Je ne dérogerai jamais, à moins que ce soit son vœu, au relais que je suis devenue entre le monde et lui dans cet hôpital normand. Il continuera à converser avec ceux qui le rencontrent et lui plaisent sur la route de son fauteuil roulant, histoire de faire un pied-de-nez, digne de son humour, au silence méprisant et destructeur. Je suis heureuse de faire partie de ceux-là.
Le relais -2-
Yannick est un Parisien de mon âge. Sa paraplégie est récente. Un accident de 4X4 survenu au cours d'un périple d'études en Amazonie il y a deux ans. Il est en fauteuil roulant manuel, et cela fait huit mois qu'il se trouve à Granville en attente d'un logement adapté. Ils sont nombreux à espérer comme lui un domicile convenable dans cet endroit, dont les gens ignorent le rôle d'auspice.
Se rend-on compte de l'impact de ce mode de vie ? Les soins et les allocations ne remplaceront jamais l'amour ni la paisible certitude de valoir quelque chose. Le handicap, quand il vous tombe dessus à l'âge adulte, est un ouragan qui rafle tout sur son passage, les contacts, les ambitions, le sentiment de partager et de contribuer au monde. Mais cela peut être une aubaine. Il y a des génies qui déchirent l'image de leur paralysie, ce que faisait Jean-Dominique Bauby avec juste un œil, cloué dans son statique "locked in syndrome". Il a laissé un souvenir indélébile à l'hôpital de Berck, à toutes les personnes affectées dans leurs muscles, à leurs proches et au monde médical avec "Le Scaphandre et le Papillon". Reste toujours de lui l'espoir de voir reconnus par tous l'intellect intègre et actif des grands infirmes. Ne l'oublions jamais ! D'ouvrier ou d'employé de bureau avant, un handicapé peut se transformer en artiste peintre, en ingénieur du son, en musicien, en savant ou en poète, et son existence s'enrichir. Il peut éprouver un bonheur jamais vécu. Mais tous n'ont pas cette chance. C'est toujours avec un serrement au cœur et une colère sourde que j'en croise, dans les longs couloirs d'un hôpital comme à Granville, le regard perdu fumant pour brûler le temps, guère bon non plus pour leur santé. Nul ne leur tend la main pour renaître, ou ils la refusent. Ils ont démissionné. Et j'ai très peur d'un destin similaire pour moi, alors je m'en remets à l'écriture, mon garde-fou actuel. Quoi ou qui d'autre sinon ?
Le relais -1-
Dans la nature, le moindre animal fait du bruit, chante, crie, les plantes frémissent sous le vent grondeur, tous s'unissent pour combler le silence aussi mortel qu'ils sont vivants. Les hommes parlent, écrivent leurs pensées, reproduisent ce qu'ils voient et entendent pour rendre conscientes leurs existences. Le silence, comme la maladie, offre un combat quoi qu'il advienne. Et nous menons cette guerre sans même nous en apercevoir.
Mais il y a silence et silence. Celui que l'on recherche la nuit pour s'endormir, juste bercé par le lancinant bruit des vagues, ou le joyeux pépiement des oiseaux à notre réveil. Ô l'oubli des nuits parisiennes avec les cris des jeunes gens ivres rentrant des boîtes de nuit à quatre heures du matin, les scènes de ménage des voisins d'à côté, la radio poussée à fond d'une voiture en bas de l'immeuble… ! Merveilleux sont les moments d'évasion et les rencontres humaines qui nous parlent d'une vie qui nous sied bien, en brisant le pire des silences, celui de l'indifférence. L'amie d'enfance qui ne répond plus aux vœux du Nouvel An, l'impitoyable ségrégation et le racisme, l'inflexibilité des administrations qui limitent les moyens, la pauvreté et le désœuvrement, tous les revers de l'existence taisent et bloquent les élans de l'imagination et des sentiments. Et c'est à mourir. Alors, oui, lutter pour l'individu libéré des pressions extérieures et de l'abandon social avec toute la force de l'intelligence.
La critique (corrigé)
On m'a reproché d'avoir une écriture pas naturelle et de ne pas parler dans mes poèmes de ma vie ni de mon handicap. Les gens seraient indulgents avec moi, quand ils savent que je suis handicapée...
Je suis contre la critique évasive, celle qui ne dit pas où cela sonne faux et comment l'arranger. Je ne tolère pas que l'on casse vos élans de générosité par obsession de la nouveauté, ou par jalousie ou amertume de l'échec. L'écrit est enfant de notre chair, quand il souffre nous aussi…
Ce n'est pas tant ce qui est dit dans la critique qui me dérange des forums, sinon la manière, le ton, la circonstance. Sur l'écran, il faut s'exprimer en rapides termes, ce qui peut perturber la compréhension… Quand on critique sévèrement un premier texte publié, je le vois comme un accueil irrespectueux et impoli. Et on se rabaisse dans d'absurdes explications ou plates excuses aux yeux des lecteurs. Cela m'est arrivé, et j'ai ressenti l'envie de partir afin de garder ma dignité. Il est préférable, évidemment, de ne pas répondre aux critiques. A cela il n'y a rien à dire, on ne peut vous en tenir rigueur. Et vous restez !
La déférence entre les intervenants, qui ne se sont jamais vus ni entendus, ne peut donc qu'encourager le progrès.
Tous mes textes personnels ne figurent pas sur mon blog, afin de ne pas choquer mon entourage au cas où il le consulterait. J'ai raconté des monceaux de ma vie avec mon handicap dans mes poèmes...
Substitution
J’étais musicienne, mais la vie m'a fait laisser tomber mes études et mon instrument. L’envie de m’exprimer dès lors est restée très forte.
Parce que j’aimais ça et que c'était proche de la musique, j'ai choisi la rime dont je devinais les règles dans les recueils de poèmes à ma portée. Comme tout le monde, j’avais besoin de savoir ce qu’il en était de mon écriture. Internet m’a fourni une réponse. Depuis cinq ans, il m'instruit.
Le clavier d'ordinateur a remplacé celui du piano, mais jamais je ne cesserai d'aimer la musique et la solitude quand elle me fait créer. Je suis bien chez moi avec ma petite culture et mon imagination qui erre bien au-delà des murs.
Le temps de lire
En ce moment, je lis un roman policier de près de 700 pages qui démarre sur les chapeaux de roues, alors que les pavés de ce genre ont une longue entrée en matière de plusieurs chapitres. Là, pas ça. Première page, deux disparus. Est-ce pour cela qu’il a obtenu le Prix du Premier Roman des lectrices d'un grand magazine féminin ? Peut-être, mais il a une autre raison, l'originalité de son sujet : les réseaux du tourisme sexuel. Mais le style me paraît un peu frais, trop de descriptifs inutiles et des fautes. Néanmoins, en substance ce livre est bon et promet un grand talent. Il a tous les ingrédients d’un best-seller, et c’est ce qu’il devient. Dire que le mien ne dépassera probablement jamais les 100 exemplaires vendus, car il est autobiographique et je suis une inconnue. Cela me fait sourire, dans le fond. Quelle importance ! J'en suis contente quand même.
J’ai un peu plus de temps pour lire ces jours-ci. Je suis lasse des suites de ce qui m’est arrivé dernièrement. Alors je lis et écoute de la musique presqu'à longueur de temps. Maintenant, sur mon lecteur de mp3, des airs cubains tirés de vieux 78 tours qui grattent.
Présentation
Mes journées sont solitaires et se déroulent fréquemment sans parler à qui que ce soit.
Il faut pourtant bien s'exprimer pour déposer un souvenir de sa personne, même éphémère, à qui le désire un jour, si tant est qu'il lui soit bénéfique.
Tout art est langage. Moi, depuis quelques années, j'écris. Une merveilleuse arme contre l'insoutenable vacuité de l'existence que j'aime malgré tout, comme le monde qui la contient.
25 février 2009
Un nouveau livre
Certains se souviendront que j'ai écrit un roman et qu'il a été publié par un éditeur d'Internet. Il portait le titre de ce blog "Comme une bouteille à la mer". Il n'a eu qu'un succès familial et quelques amis l'ont acheté, j'ai également distribué des exemplaires autour de moi dont pas mal offerts. Je n'ai pas touché mes droits d'auteur car ils n'atteignaient pas une somme minimum. J'aurais dû en faire une promotion poussée, puisque mon éditeur ne le fait pas, mais je suis trop timide et un peu défaitiste. Et puis c'est une bouteille à la mer, n'est-ce pas ? Le personnage écrit sa vie dans un journal puis le jette dans un fleuve qui le conduira à l'océan où il sera repêché. Pourquoi ne pas répéter le geste dans la réalité, enfin, d'une certaine manière ? Peut-être que tous les livres que je ferai seront des bouteilles à la mer que de bonnes âmes recueilleront un jour. Je n'ai qu'à les publier et laisser faire les choses sans publicité pratiquement. Oui, peut-être est-ce le mieux à faire.
Puis j'ai autoédité deux recueils de poésie que j'ai distribués aux membres de ma famille et à un ami. J'ai acheté les exemplaires et les ai ainsi offerts à Noël. Je n'ai donc rien gagné avec. J'ai écrit un e-mail promotionnel à mes relations, avec le lien où les trouver si on désirait se les procurer. Personne ne m'a répondu. J'ai osé en parler sur un site de poésie, mais pas aux autres. Pourquoi faire ? Je ne veux forcer personne. Parus en novembre/décembre, ils ne se sont donc pas vendus jusqu'à maintenant. Mais ce n'est pas un drame. Ce sont aussi des bouteilles à la mer. Cependant, on peut les trouver également sur Amazon.com et d'autres sites de ce genre aux Etats-Unis, car j'ai choisi une formule de distribution dans ce pays sur le site Lulu où je les ai édités. Cela n'existe pas encore pour la France avec Amazon.fr, Chapitre.com, Alapage.com etc. Un jour, des marins d'Internet (ou surfeurs) les achèteront, qui sait... Qu'importe, ce qui compte c'est de les avoir écrits.
Il y a la Crise, les gens sont sans le sou. Il faut comprendre cela aussi. Mais sachez que j'ai tout fait pour les réussir le mieux que j'ai pu. J'ai refait plein de fois des textes (qui diffèrent de leurs versions ici présentes) et la mise en page etc. Plein de fois... Il m'en a coûté des épreuves, croyez-moi. Je n'ai pas regardé à la dépense, bien que mes finances soient limitées. Leurs prix ne sont pas trop élevés par rapport à d'autres du genre. Mais ça ne se vend pas, car il faut un véritable éditeur pour vous épauler. De préférence à compte d'éditeur, et qui accepte de vous reverser vos droits d'auteur dès le premier exemplaire vendu, pourquoi pas ? Ce serait tout de même pas mal...
J'espère trouver un jour un vrai éditeur bien, pas des gros calibres que l'on sait et qui me refuseraient de toute façon, mais un petit et honnête et qui distribue. Car je voudrais arriver à vendre le prochain livre que j'ai débuté ces jours-ci, enfin si je peux le conduire à son but. Pas pour moi, pour son message s'il est juste (ou plusieurs), pour le bien de ceux qui me ressemblent. Si quelqu'un se propose pour m'aider dans l'édition, éditeur lui-même ou agent littéraire, j'accepte tout de suite et je le remercie par avance...
Il a déjà un titre que je voudrais bien garder. Il me plaît bien. C'est "Le combat du silence".
Il est tiré d'un vrai journal que j'écris, mais sera bien romancé.
Ce n'est pas ma vie passée, comme dans "Comme une bouteille à la mer". Ce ne sera pas le soumis "Vilain Petit Canard" qui n'arrive pas à devenir un beau cygne adulte et se fait rejeter par les autres. Ce sera une sorte d'essai sur le temps présent, ma pensée profonde et sincère sur divers sujets avec sans doute le ton de la révolte et de la résistance. Un cri modéré mais clair et insistant.
L'écriture comme je la sens et comprends. Le handicap vécu et vu autour de moi. La société, comment je la vis. La vie elle-même, les leçons que j'en tire, comment je l'aime et la regrette. Les défauts et les qualités des gens, mais sans les critiquer. Ce que je condamne ce sont les mauvais comportements etc. (dont les miens, je pense ne pas me faire de cadeau non plus), mais pas les gens. Non, il ne le faut pas. Et ne me demandez pas pourquoi, s'il vous plaît. Je l'ignore ou ne le sais pas encore exprimer.
Pour le moment il viendra comme il se trouve déjà sur mon journal en filigrane, c'est-à-dire sans une construction précise. Plus tard sans doute devrais-je le remodeler. J'y compte bien. Et qui sait s'il n'en sortira pas quelque chose d'autre.
Enfin, c'est un lourd projet que je veux mener à bien. Et je me donne deux ou trois ans pour y parvenir, ou plus tôt...
Pour terminer ce long laïus, il reste à vous dire que je publierai des extraits de ce livre sur ce blog dans une catégorie qui lui sera consacrée, histoire de le tester à votre regard. Ces passages, entrecoupés sans doute de réflexions sur son contenu, sachez que je les travaillerai minutieusement avant publication. Je requiers, si possible, votre indulgence sur le fond, mais n'hésitez pas à me conseiller sur la forme, à me dire les fautes de langage, d'orthographe inaperçues lors de mes corrections multiples au préalable. Merci à tous !
16 février 2009
Grand Canyon (rimes libres)
Partir pour oublier
Des desseins fendillés
Des heures désertes
Vécues à perte
Un corps déformé
Des traits mal aimés
Un cœur naïf
Bien trop plaintif
Et un talent
Si chancelant.
Créer le délire
Qui peut me conduire
Au bord du précipice
Où une eau verte se glisse.
Et me lover
Dans une couvée
D'aigles libres indiens
De l'Ouest américain !
