Comme une bouteille à la mer

Pensées, proses, poésies, mais aussi des fictions...Pour les messages, servez-vous aussi du livre d'or dans la colonne de droite. Merci de votre visite !

19 novembre 2008

Mes radios personnelles

Je viens de créer un autre blog musical avec des playlists qui peuvent s'assimiler à des programmes thématiques de radio, d'où le titre... Il y a de tout ce que j'aime, de la musique des States : Country, Blues etc., de la latino-américaine, de la francophone, de la brésilienne, du Cap-Vert, de l'Océanie, de la New Age...
Son nom : "Mes radios personnelles".
Son lien : http://marygranaudio.canalblog.com/ Je l'ajoute aussi dans la colonne à cet effet.

Si vous avez envie de vous changer les idées, de passer des instants de détente tout en musique, vous pourrez peut-être rencontrer ce que vous cherchez là-bas...

Bonne écoute et faites-vous plaisir !

Posté par Marygrange à 21:59 - Annonces - Commentaires [0] - Permalien [#]


13 novembre 2008

Le Paradis, un peu plus loin

Des livres prêtés à ma soeur pour moi par une amie d'origine sud-américaine, j'ai lu en espagnol récemment "El Paraiso en la otra esquina", traduit en français par "Le Paradis, un peu plus loin", de Mario Vargas Llosa.
Je n'avais jamais rien lu de lui auparavant et j'ai été positivement étonnée par son style franc et bien imagé. Par moments il tutoie les personnages célèbres dont il raconte certains aspect de la vie. Cela me choquait car il n'y a pas de transition entre la voie narrative et ses tutoiements, mais on s'y fait.
Il raconte donc deux existences avec des ressemblances (forcément, ils sont parents) et des oppositions notamment dans leurs sexualités. Il s'agit de Flora Tristan que certains disent descendante par son père de Simon Bolivar, mais pas pour Mario Vargas Llosa qui affirme bien l'origine péruvienne de ce père. C'est aussi une des premières féministes, et oserais-je dire communistes, de son temps. Elle parcourt la France pour promouvoir son livre "L'Union ouvrière" et faire l'apologie de ses idées qui regroupent les causes des ouvriers et des femmes. Par ailleurs il y a la vie de son petit-fils Paul Gauguin et sa recherche du monde primitif qu'il tente de retrouver en Polynésie française. Il a une maladie honteuse, jamais prononcée dans le livre, mais que tout le monde sait l'origine sexuelle. Elle le détruit peu à peu jusqu'à le rendre invalide et aveugle, ou quasiment. Et peindre le rend obsédé du sexe. A l'époque on n'y voyait pas d'inconvénient, mais aujourd'hui si, les femmes tahitiennes et marquisiennes de Gauguin n'étaient guère plus âgées de 14 ans quand il les choisissait... Oserais-je dire qu'il y avait un Simon Bolivar en lui ? Oui, un peu je trouve. Il était très en colère contre l'ordre établi des Blancs et des Eglises. Et il ressemblait par ces aspects-là à sa grand-mère. Mais c'était surtout un artiste. Fou peut-être, mais certainement un génie qui a appris son art plutôt tard en plus, vers les trente ans. Il s'est vite rattrapé, n'est-ce pas ? Il y avait aussi sa fascination pour les êtres androgynes. Il y avait peut-être aussi une femme en lui, comme peut-être un homme chez Flora Tristan qui a eu une liaison homosexuelle. Oui, le choix de raconter ces deux vies est bon. elle se confondent si on peut dire.
A la fin, Mario Vargas Llosa nous raconte leurs disparitions avec moult détails, il en ressort un fort réalisme même sous la forme romancée dont c'est écrit. L'aura-t-il gagné le Paradis, Gauguin ? Avec le talent qu'il avait, mis à part ses abus et autres défauts, et son amour d'une certaine justice et pureté, je crois. Enfin, si le Paradis existe vraiment...

Voici un assortiment de musiques tahitiennes que peut-être Paul Gauguin écoutait de ses amis Tahitiens et Marquisiens. C'était aussi un musicien qui cherchait son énergie pour peindre dans ses guitares et armonium, toujours d'après Mario Vargas Llosa...


Posté par Marygrange à 20:55 - Critiques - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un peu de musique du temps où je vivais en Espagne

J'ai créé cette "playlist" pour apporter un plus musical à ces poèmes dont certains narrent ma vie à Madrid. Il y a de tout des années 70/80 : José Luis Perales, Jeanette, Paloma San Basilio, Mecano, Joaquin Sabina, Ana Belén, Mocedades etc. Ceux qui ne veulent pas écouter peuvent couper évidemment le son. Et vous pouvez passer les titres aussi, c'est au choix. C'est en quelque sorte le reflet sonore de ma vie à Madrid...


Posté par Marygrange à 18:46 - Poèmes espagnols - Commentaires [2] - Permalien [#]
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