14 novembre 2009
« Le Fléau », Stephen King
« Le Fléau », Stephen King, éditions Le Livre de Poche.
Que dire qu’il n’a pas été dit de ce chef-d’œuvre ? Si ce n’est qu’il est d’actualité, hélas, avec cette grippe A dont on n’arrête pas de nous parler.
Je l’ai récemment lu dans sa version intégrale, revisitée en 1988. Deux tomes de près de 800 pages chacun. Je tenais à le lire avant de, j’espère bien que non, attraper cette version actuelle de l’« étrangleuse », cette grippe arme biologique échappée d’une base américaine de Californie tuant plus de 99% de la population mondiale, à l’exception de ces individus de tous les coins des Etats-Unis atteints des mêmes rêves et qui se sont divisés en deux clans, les bons suivant une centenaire noire nommé Mère Abigaël, et les autres s’attachant à un homme maléfique, Randall Flagg ou l’Homme noir, ou Le Promeneur…
En lisant le premier tome, je me disais quelle arme destructrice ferait une grippe de ce genre ! J’espère bien que la main de l’homme ne brisera jamais intentionnellement un flacon de virus parmi d’autres ultrasecrets disséminés dans une quelconque base militaire du monde.
Mais quelle intelligence et quelle imagination dotent l’esprit de Stephen King pour écrire de telles choses où la logique est de mise dans toutes les pages, où tant de faits se réalisent et tant de personnages se rencontrent. A lire et à croiser les doigts pour que notre grippe A H1N1 ne tue pas autant, au point de laisser des maisons à l’abandon, les autoroutes jonchées de véhicules occupées de cadavres que nul service de pompes funèbres ne peut ramasser, de commerces livrés au pillage impuni etc. Effrayant, mais peut-être bien possible, sans probablement cette bonne Mère Abigaël et l’horrible Randall Flagg ni la télépathie des rêves.
Ce livre m’a énormément plu et il m’inquiète un peu aussi. Science Fiction, Fantastique ou… Anticipation ?
