Comme une bouteille à la mer

Pensées, proses, poésies, mais aussi des fictions...Pour les messages, servez-vous aussi du livre d'or dans la colonne de droite. Merci de votre visite !

15 octobre 2009

Autoportrait (2ème partie)

« Un écrivain est peut-être toujours un passager clandestin. Caché, et très en marge. », Jim Harrison.

Je me ressens parfois telle une décalée

Incomprise par tous, à commencer par moi,

Et contrainte beaucoup à vivre recalée,

J’ai eu de mes échecs un douloureux effroi.

Je n’attends plus, voyons, une reconnaissance

Pour l’un de ces talents que je n’ai sus bâtir,

Mais il m’échoit toujours de mener l’existence

Que ma naissance a faite et que je dois subir.

Il faut bien être actif pour soi-même et les autres,

J’en conviens, croyez-moi, et pour cela j’écris.

J’extirpe ma tristesse en l’envoyant aux peautres

Pour conserver au moins la douceur d’un souris.

Tels qu’à tous, s’éteindra ma si banale vie,

Guère plus qu’un brouillon comme aujourd’hui ces mots.

Et jusqu’au bout j’aurai cette drôle d’envie

De la revivre au cours de nombreux jets normaux.

Bien sûr c’est infaisable et ma vie est unique.

Je m’impose quand même à toujours l’accepter.

Je me dis : « Vis pour toi. Ne sois pas si pudique.

Tu n’as pas cette dette ici-bas à payer. »

Qu’on prenne, si l’on veut, ce que je pourrai faire,

Si cela peut offrir quelconque réconfort.

Cependant si cela toujours vous indiffère,

C’est que je n’aurai pas fourni tout mon effort.

Je ne serai que ça, une pauvre timide

Que l’on dit parano, qu’on ne sait recevoir,

Une poétesse et écrivain insipide

Qui se fond dans la foule en tuant son espoir.

Ô jambes mortes, Ô poliomyélite !

Mais qu’importent alors ces vulgaires méfaits !

J’aurai vécu vraiment comme je le mérite,

Ni trop mal ni trop bien, revêtant mes effets

Médiocres. Mon âme, en s’étant mise à nue,

Partira toute seule et libre au Paradis

Ou l’Enfer, s’il en est. Une fois disparue,

Il ne restera rien des maux que je vous dis.

Mais sur Terre j’aurai connu aussi la joie

Au gré de la Nature, et de l’Art, de l’Amour…

Qu’on fasse, à cette mort, un grand feu qui rougeoie

Sur des bouches chantant au rythme d’un tambour.

Posté par Marygrange à 20:26 - A moi-même - Commentaires [2] - Permalien [#]

Autoportrait (1ère partie)

Poème en deux partie que j'adresse surtout aux gens qui n'ont pu ni ne peuvent me comprendre, dont cet "ami perdu" et ceux de sa famille que j'ai tant agacés et qui jamais sans doute ne me pardonneront...

***

« Je me peins parce que je suis très souvent seule, parce que le sujet que je connais le mieux, c’est moi-même. », Frida Kahlo.

Il fait bien mal de vivre en cette terre impure

Où l’homme se démène en multiples dénis,

Où l’on s’emporte tant à chaque forfaiture :

Un artiste repris par des faits impunis,

La sexualité de certain journaliste

De télévision, d’envoyés outragés.

Et je ne fais aucun cas de la longue liste

Des catastrophes dont nous sommes ravagés…

Rare est le dénouement heureux qui s’abandonne

À la Une de tous les mondiaux journaux.

Rare est conté l’effort de l’acte qui couronne

La générosité de simples gens normaux.

Et ce n’est que souffrir en vain pour ces nouvelles,

Comme ça l’est pour soi lorsque plus rien ne va.

Mais il faut bien lutter pour nos rêves rebelles,

Et pour lancer au vent au moins un seul viva.

Pourquoi donc épouser l’opinion commode

Que nourrissent souvent les clichés rebattus ?

Pourquoi nous obliger à poursuivre son code ?

J’en ai l’intégrité et le cœur abattus.

Qu’elle est la vérité ? Est-elle différente

De ce qu’on nous fait croire et nous donne en reflet

De la réalité plus ou moins inquiétante ?

Pour ne plus regarder vers un avenir laid,

Je lis un bon roman ou écris un poème,

J’écoute un cher CD de blues ou de tango,

Je m’adonne au plaisir d’une vie de Bohème

Et je peins sur le monde un ciel bleu indigo.

Je revis au soleil et meurs avec la pluie.

Rapides sont mes mots, lumineux ou brumeux.

Dans ma bouche, ils ne sont qu’objet de fâcherie.

Rassemblés sur papier, ont-ils d’autres enjeux ?

Posté par Marygrange à 20:21 - A moi-même - Commentaires [2] - Permalien [#]

12 septembre 2008

Le Libérateur de Nantes

On a parlé de mon père dans des articles de journaux de la Loire-Atlantique. Et on en parle également dans un livre que je vais me procurer prochainement et que j'ai hâte de lire avec grande émotion.
Ma soeur m'a envoyé des extraits de ces articles dans un e-mail. Mais ils sont écrits très petits car tirés d'une version numérisée. Alors j'ai fait mes recherches sur Google et j'en ai retrouvé avec des caractères plus faciles à lire.
Si on en a parlé, c'est parce que Nantes vient de fêter les 64 ans de sa libération et que ce livre est sorti.
Il s'intitule "La Résistance en Loire-Inférieure. On l'appelait Xavier-Dick" de Jean-Claude Terrière, éditions "Geste". Il s'agit de l'histoire du père de l'auteur, 2ème dans la Résistance de Nantes, décédé en camp de concentration, et qui avait commandé mon père qui lui aussi avait mené un rôle très important de commandement dans la Résistance. A telle enseigne qu'il est appelé aujourd'hui "Le Libérateur de Nantes". Il avait 22 ans seulement. Plus tard, après la guerre il entra dans l'Armée et retrouva peu à peu le grade qu'il exerçait dans la Résistance. Et ensuite 25 ans après, il entrait vraiment dans la vie civile.
Je vous donne le lien vers l'un de ces articles qui en parle http://www.ouest-france.fr/2008/08/12/nantes/a-la-tete-des-resistants-un-homme-de-22-ans--54246338.html

Bien sûr, je suis très fière de mon père à l'époque. Mais je n'en parle pas pour cela. C'est d'un fait historique dont je vous fais part, et je crois que mon père serait heureux de mon geste sur ce blog. Et puis ce livre, il est bon de le mentionner et qu'on le lise. Quand je l'aurai lu, je vous en reparlerai. Il y a des choses qu'il ne faut pas oublier, jamais.

Posté par Marygrange à 19:47 - A moi-même - Commentaires [2] - Permalien [#]

23 août 2008

23 août (journal)

Pensée. Maman aurait, aujourd'hui, 89 ans. Respect. Souvenir.
"Je t'aime et je ne te l'ai jamais dit. Jamais pu. Je ne sais pas dire Je t'aime. Pardonne-moi ! Tu es partie, et on ne sait où te retrouver. Ton corps n'a pas de sépulture. Tu es complètement retournée au néant sans tombe, sans urne. Seule la Médecine, à qui tu as offert ton anatomie, te veille on ne sait où... J'ai mal de ne pouvoir te parler quelque part, à quelque chose qui te représente, mais c'était ta volonté.Il fallait la tenir par respect pour toi. Et qu'importe puisque tu es en moi, Maman, et que je peux encore te parler où je t'ai dans ma mémoire."
En janvier cela fera vingt ans qu'elle s'est éteinte. Déjà. Je ne me lasserai jamais de prononcer ce lieu commun, cette vérité lancinante, rebattue mais ressentie : "Mon Dieu, que le temps passe !". Je l'ai dit je crois, j'aimerais retenir le temps, et aussi le remonter pour réparer mes erreurs, prononcer les mots d'amour que ma couardise et ma timidité m'ont empêché d'exprimer, pour mieux éprouver la vie, repasser les bons moments passés avec les gens aimés, les serrer très fort sur mon coeur et dans mes bras, puis revenir comblée. J'aimerais reprendre ma jeunesse et ma santé pour donner la vie et la congratuler. Et mourir dans l'allégresse du bonheur retrouvé par ma mère, ma famille et les amis absents et perdus, et les choses de ma vie, l'espagnol, la musique et Madrid. Oh, Madrid !
Mais c'est juste impossible. Il faut laisser son être s'imprégner du présent en le forçant à presser, comme un fruit juteux, lentement, délicieusement chaque instant de plaisir, d'amour de chaque chose et chacun. Puis renouveler jusqu'à ne plus pouvoir, jusqu'à disparaître à son tour comme ma maman...

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22 août 2008

Je me pose des questions. Finalement... (corrigé)

Oui, je me pose des questions. Finalement je me dis que peut-être ils ont raison. Mon vocabulaire est à l'image de mon manque d'études. Leurs poèmes se nourrissent si bien de leurs connaissances... C'est ma faiblesse, je veux bien le reconnaître.
Je ne peux pas pour autant cesser d'écrire. Mais dois-je utiliser un art suprême pour cela ? J'en ai un grand doute.
J'ai peu de mots, beaucoup ont été remplacé par l'espagnol, et lui s'est effiloché au gré de ma vie à nouveau française depuis mon retour, il y a déjà 22 ans. Douze ans d'une langue étrangère diminuent le vocabulaire de la maternelle, le ralentit, l'obstrue, sauf à ceux que cela enrichit au contraire, il y en a. Mais moi, cela me fait emmêler les mots, que voulez-vous !
Je me sens vraiment seule et désemparée avec ce doute et cette impression, plus qu'un complexe, d'infériorité.
J'ai peut-être autant de coeur qu'eux et même autant d'intelligence, peut-être même un rythme intellectuel parfois plus expansif, mais la culture est toujours au-dessus de tout, et elle est écrasante.
Oui, dois-je continuer la poésie ? Sans doute que non, c'est sûrement ce qu'ils me diraient, n'est-ce pas ?...
Mais le doute est si fort. Je n'en sais rien !

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18 août 2008

Droit de réponse (recorrigé)

On m'a traitée quelque part insidieusement de lèche-bottes, faux-c... et globalement de médiocre et de manichéenne.
J'ai écrit un article pour me défendre, et que je voulais mettre ici.
Je n'ai pas trop cherché à m'expliquer sur le faux-c... J'ai préféré parler d'écriture et de ce qui m'avait déçue et heurtée.
Il est vrai que j'ai, en effet, un côté hypocrite (c'était aussi cité). Mais en fait c'est surtout de l'incertitude, du manque de confiance et un pauvre sens de la répartie qui me fait perdre les pédales dans mes actes et mes paroles à vif. Pour m'exprimer, il me faut du temps et faire en quelque sorte des brouillons. Le live n'est pas mon truc... Et ma timidité me fait faire pire parfois... Donc la sentence tombe d'un coup de couperet : hypocrisie, médiocrité et lèche-bottes.
Je le conçois après tout et assure le coup. Il n'est pas aisé d'ordonner sur l'instant une tête bordélique dans laquelle surgissent multitudes d'idées et d'opinions souvent contradictoires. Cela fausse la donne... Mais faut-il ne résumer un esprit humain qu'au simple ressenti de quelques instants et d'un jeu d'hésitations, d'actes timides et médiocres ? C'est si complexe un individu, et souvent changeant comme ses humeurs... Tous les gens ne sont pas des automates qui répètent inlassablement un enseignement, des idées importées pas ressenties, comprises, crées ni redites par leur personnalité, leur propre mode de penser. Je crois que l'originalité émane de la personnification des choses au risque de paraître bien banales et aussi, oui ! médiocres et rebattues. Mais ainsi c'est préférable aux actes automatiques et obéissants aux normes magnétiques d'un quelconque ascendant. C'est sien, et c'est bien ! Et si c'est personnifié, cela ne peut que croître au gré du développement de l'individu, si tant est que cela soit possible. Mais il est bon aussi d'apprendre des autres, de s'imbiber d'images, de pensées, d'idées, de sensations etc. provenant de la nature et des autres êtres humains, mais dans le seul but de les authentifier librement et de les redistribuer au monde en donnant vie à quelque chose, comme un acte d'amour. Pour toute cette manière de penser qui sommeille au fond de ma tête depuis que je l'ai lu, je rends grâce à perpétuité à Erich Fromm et à la psychothérapeute qui me l'a fait connaître un jour. Oui, pour tous mes écrits à venir peut-être, je leur dis merci ! Je me suis fait des ennemis, et je m'en ferai encore, surtout si je dis le fond de mes pensées, enfin je suppose. Je me suis fait des amis, et m'en ferai peut-être encore, si mes pensées plaisent quand même. Ce qui compte c'est la vie à mener à bon port, et rendre grâce à ceux qui nous ont créés, aidés, soignés et aimés, en créant, aidant, soignant et aimant à son tour.

Sur le moment, j'ai encore perdu mon sang-froid. J'ai aussi dérangé quelqu'un dans sa vie via e-mail, et je m'en excuse. Puis j'ai fait cet article durant tout le week-end. J'ignore combien de versions, mais ma corbeille à papiers en est pleine. Il faut que je la vide du reste...
Cependant, je ne veux pas le publier dans son intégrité. Peut-être par lâcheté, mais surtout parce que je le trouve trop fort et je risque de faire du mal à certaines personnes qui ne le méritent pas.
Mais je le garde tout de même, peut-être pour un autre usage en l'améliorant au gré de ma pensée, et ce ne serait pas pour un blog ou un forum...
Néanmoins, je vous livre des passages que je crois présentables et un peu arrangés pour la circonstance :

"J'ai commis la bêtise de répondre à leurs critiques parce qu'elles m'avaient blessée."
"Je pense qu'en d'autres circonstances et sans agacement dans le ton employé, j'aurais mieux reçu ces reproches."
"Ce que j'ai vécu là-bas m'a fait verser des larmes autant qu'un chagrin d'amour."
"La critique peut être sévère, mais pas impolie au point de s'en prendre à l'esprit des individus, à les faire douter de leurs capacités et se dégoûter de l'art qu'ils pratiquent."
"Je m'en veux de n'avoir pas eu la sagesse de me taire devant les critiques sur mes textes et de m'être emportée par la suite. Cela m'a ridiculisée et a provoqué des pensées négatives et nuisibles à mon endroit, faisant de moi une ennemie."
"J'y serais encore, mais au prix de la soumission dévastatrice de mon âme. Alors, dans le fond, j'ai bien fait de me battre, même en perdant les pédales."
"Qu'il vienne voir l'état dans lequel je vis. Qu'il ouvre son cœur face au handicap physique et par là même social. Qu'il constate toute cette série de choses, et il pourra dire si je suis vraiment comme il pense. Je suis peut-être pire, mais ce sont mes conditions de vie qui m'on rendue comme ça, et la mise à l'écart par cette société dont lui fait pourtant bien partie."
"Je suis peut-être une lâche, mais je préfère éviter que m'atteignent l'intransigeance et l'intolérance, j'ai trop souffert du rejet des autres."
"Cela me fait trop penser à ces professeurs de collège qui font abhorrer leur matière à leurs élèves au risque de leur faire rater leur scolarité. Mais si jeunes, ils ne peuvent que se soumettre à l'autorité des adultes..."
"Je partage les mots de Robert Desnos (sic) : "En définitive, ce n'est pas la poésie qui doit être libre, c'est le poète". Où est la liberté si on publie un texte dans la crainte des réactions ?"
"Ne dit-on pas que l'erreur est humaine ? Ne peut-on vraiment pas excuser la faiblesse des gens, si elle n'est pas dangereuse ? Ne soyons pas despotes et pardonnons. Un jour je le ferai à ces gens aussi."
"Ils ont sans doute raison concernant ma poésie d'autodidacte. Mais pourquoi systématiquement exprimer la faille qui l'annule et, si par hasard un texte est bon, ne pas le relever en guise d'encouragement ?"
"Mais il y a des critiqueurs sympathiques. Ils précisent simplement ce qui à leurs yeux ne convient pas. J'écoute et n'en prends pas ombrage, surtout si je constate qu'ils ont raison. Je l'ai dit, je suis très sensible sur la manière de dire les choses."
"Je suis la première à me critiquer. Dès qu'on me fait remarquer la faiblesse d'un texte, je ne l'aime plus. Et je repense à ses défauts à l'heure d'en refaire pour m'améliorer."
"Parfois certaines personnes n'entendent que ce qu'elles veulent bien entendre de ce qu'on leur dit ou écrit, mais n'écoutent ou ne lisent pas tout ce qui pourrait éclairer leur lanterne. Elles ne prennent pas le temps de la réflexion, ce qui est bien difficile sur Internet du reste. Je peux dire que je suis également comme ça, trop rapide probablement. Alors une relecture ou plusieurs s'imposent, non ? Avec l'humilité d'accepter de s'être trompé. Vous ne pouvez pas savoir comme je m'engueule, quand je me rends compte de mes nombreuses erreurs de perception et de jugement. Et pour tant d'autres actes de ma vie..."
"Pour résumer, je dirai qu'il est préférable pour un artiste de créer, non pas en faveur d'un public exigeant, mais bien comme lui dictent son intelligence et sa culture, suivant ses aspirations en un temps déterminé. L'important est que le résultat soit authentique, spontané et issu de son affect, malgré les apparences contraires qui ne manquent pas de faire la une des critiques. Le commercial n'est pas que dans l'exhibition des banalités, il est dans toutes les tendances. Et la suprématie intellectuelle peut être aussi manichéenne et manipulatrice. Et si créer peut s'assimiler à l'acte d'aimer, puisque né du don de soi, et si aimer exprime la vie et l'engendre, se voir refuser une création est mourir un peu. Et il est logique de tout tenter pour survivre..."

Pour finir, je veux dire que ces gens ont raison de pousser les intellects vers les dimensions les plus élevées possibles, mais il y a manière et manière. Je crois que l'irritabilité n'est pas la meilleure expression qu'il soit. Le tact, ou la délicatesse, l'humour sont, je crois, meilleurs vecteurs de la critique dite constructive. Et aussi dire qu'elle est et où se trouve l'erreur, conseiller une règle de langage, corriger les fautes etc. L'amabilité et la convivialité aident les personnes sensibles à progresser, je pense. L'inverse désoriente les esprits et souvent les décourage...
Oui, je reçois mal la critique (on me l'a dit...), mais c'est celle qui est peu détaillée et pleine de sous-entendus douteux, et dite sur un ton, en apparence du moins, qui prend des airs d'attaques et qui me ploie dans le désarroi de ma fragilité émotionnelle. Alors que peut-être la personne qui la fait est très belle humainement, quand on la connaît.
J'ai encore bien mal. Ces gens je ne voudrais pas les rencontrer. Enfin je n'en sais rien, je peux changer d'opinion... Mais je souhaite vraiment, un jour, pouvoir leur pardonner et qu'ils puissent me pardonner aussi. Car le pardon d'homme à homme, c'est la paix de l'esprit et l'oubli du sentiment de culpabilité. Je n'aime pas avoir des ennemis. Mais j'avoue que si j'avance dans mon expression, si j'arrive un jour peut-être à mieux écrire, ce sera en partie grâce aux miens, puisque dans l'adversité se trouve aussi la force du combat pour le progrès.

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28 juin 2008

Regrets 7

Je crois qu'il serait sage de ma part d'arrêter de penser et d'écrire sur tout ça. Evidemment cela ne me mène vers rien de bon, déjà que je ne suis pas en bonne santé (j'ai des examens éprouvants qui m'attendent à la rentrée...), je commence à avoir des maux de tête et je pleure, je déprime. Alors stop, Béa !
Il faut se faire une raison de tout et accepter ce que l'on est même si cela ne correspond pas aux attentes d'autrui. On ne peut aller à l'encontre de sa nature, du moins continuellement.
Je ne peux donc plaire à tout le monde, mais il arrive qu'il y ait des gens qui m'aiment bien et m'apprécient. Je pense qu'il est dans mon devoir de ne pas les décevoir et leur rendre leur affection, de faire des choses, même les plus modestes, pour eux. Les jérémiades lassent et n'aboutissent à rien de mieux que de détruire une personnalité. Ces derniers jours, je reprenais le chemin de ma destruction après deux mois passés à me faire du bien au bord de la mer. J'y avais aussi vu et senti de belles choses, autant poser mon regard sur leur souvenir que sur les personnes qui me détestent et sur ce qu'il y a de pire en moi.
Je retournerai donc à la quête du beau, et tant pis si ce que j'en tire est banal et médiocre et à l'image de moi-même. Ceux que cela dérange qu'ils ne m'adressent plus la parole, je préfère, et qu'ils ne viennent pas ou plus me lire où je publie sur Internet ou ailleurs. Sur terre il devrait y avoir de la place pour tous, même pour moi, et même des gens avec qui je peux partager ma part du bonheur.
Je suis lasse d'écrire de la poésie et d'en lire sur cette Toile, mais je reviendrai également à cette activité somme toute constructive et intéressante, enfin quand elle me procure la liberté d'agir et d'être. Avant, je dois me détendre un peu encore.
Puis j'ai d'autres activités en cours toutes nouvelles et intéressantes, et tant de livres à lire que je délaisse...
Je tiens à ajouter aussi que j'ai écrit ces posts en direct et sans brouillons. Certains je les ai corrigés, d'autres attendent les retouches, et d'autres encore mal rectifiés sont à revoir encore. Mais je conserverai le tout sur mon disque dur, il va sans dire. C'est un témoignage à garder, je trouve... Merci à ceux qui m'auront lue en espérant qu'ils pourront me pardonner !

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Regrets 6

Je ne suis peut-être pas dyslexique, comme je l'ai dit dans ces pages. On ne m'a jamais définie ainsi...
Disons que certains critères m'amènent à cette conclusion : le fait d'avoir été contrariée, enfant, dans l'usage de mes mains -j'étais gauchère ambidextre, et on m'a obligée à devenir droitière, ce que je ne réussis toujours pas à être parfaitement...-, d'avoir suivi des séances d'orthophonie -et j'ai toujours les mêmes défauts d'élocution-, etc.
Mais je ressens un véritable déséquilibre du rythme intellectuel en tout cas. Je suis trop rapide. Je ne me contrôle pas toujours bien, et cela me fait mal assimiler et voir les choses parfois... Et c'est pour cela que j'écris principalement, pour l'ordre de mon langage et de mes pensées. Pas au point que l'on suppose, je crois, pour la reconnaissance d'un talent. Mais il est un fait, c'est que j'ai raté ma vie, et je voudrais qu'un jour mon entourage soit fier de moi et de mes mots ou d'autres choses que je fais, qu'il ne se dise pas que je n'aurais pas dû venir au monde quand je partirai définitivement. Je ne veux pas que mon handicap moteur ait eu raison de moi dans tous les domaines. Si j'ai un véritable ennemi, c'est bien lui, et c'est compréhensible n'est-ce pas ? Alors ma tête et mon coeur doivent supplanter mon corps malade.
C'est en tout cela que je me considère une sorte de dyslexique. Mais je n'en sais rien en fait.
Et puis le manque de scolarité, les peines, les deuils de ma vie n'ont rien arrangé à ma tête.
Et d'offrir en pâture mon ignorance et ma tentative de la régler par l'écriture poétique continue à me brouiller l'esprit...
Mais au Diable ma médiocrité et mon incapacité, si je peux quand même percevoir les rayons de la beauté de la nature qui m'entoure et en dire quelque chose ! Oui, peut-être...
Mais dois-je continuer à m'exhiber au monde avec mon langage handicapé, tout comme mon corps, histoire de me lier aux autres quand même ?
Je ne peux encore me prononcer, ni ne le veux pour le moment. Je dois classer mes interrogations, essayer de comprendre tout ce qui est à ma portée humaine.

Posté par Marygrange à 10:33 - A moi-même - Commentaires [8] - Permalien [#]

27 juin 2008

Regrets 5 (corrigé)

Pourquoi lire ce que nous voulons entendre des mots et non tels qu'ils sont devant nos yeux ? Pourquoi ne s'en tenir qu'à une seule lecture, alors que d'autres peuvent étoffer leur existence ? Ou c'est que celui qui les produit s'exprime vraiment mal, ou c'est le fait que la société nous presse trop...
Qu'est-ce qui nous rend aveugles et intolérants face à ceux qui ne pensent ni ne vivent comme nous, ou ceux-ci incapables de dire des paroles claires et communicatives à tous, ou d'agir pour se faire accepter et aimer comme tout le monde devrait l'être ?
Je ressens le doute de la compréhension des choses, et cela me fait infiniment mal. Je mourrai sans savoir toute leur présence au fond de moi. Mais qu'importe si celles que j'arrive à ressortir, dans mes actes, sont quand même authentiquement miennes !

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26 juin 2008

Regrets 4 (corrigé bis)

Je déplore cette existence qui m'a conduite à l'écriture de mon roman, et à l'écriture tout court du reste. D'avoir été normale, c'est-à-dire valide en tous lieux, j'aurais fait d'autres choses bien plus équilibrées et peut-être que personne n'aurait eu à souffrir de ce que je suis, ni moi bien sûr...
Je ne reverrai plus certaines personnes, je crois. Je ne tenterai plus jamais rien pour cela. Elles sont des souvenirs ineffables, certes, mais que cela et c'est très bien ainsi. Tant de gens passent dans nos vies et nous laissent une trace douloureuse ou magnifique, mieux vaut placer sa mémoire sur le meilleur d'eux. S'il y a eu de la douleur dans mes relations amicales, bientôt je n'en garderai que la douceur de la gentillesse qu'elles ont bien voulu me démontrer. Et j'espère leur avoir apporté quand même aussi quelque chose de positif dont elles se souviendront.

Je leur souhaite bon vent à leur vie avec tout le bonheur qui leur convient !

Posté par Marygrange à 21:26 - A moi-même - Commentaires [0] - Permalien [#]
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