Comme une bouteille à la mer

Pensées, proses, poésies, mais aussi des fictions...Pour les messages, servez-vous aussi du livre d'or dans la colonne de droite. Merci de votre visite !

10 août 2008

A ma raison d’écrire


A ma raison d'écrire
envoyé par marygrange

Bien sûr d’autres que moi, souffrant du même mal

Depuis le plus jeune âge, aux noires cicatrices :

Jambes paralysées ne marchant pas ou mal,

Dos courbé retenu par des vis fixatrices,

N’ont pu mêler leur corps à celui d’un amour.

Mais moi je fus aimée, il y a des années.

Oh ! rarement tel un couple toute une nuit…

Et avec eux jamais nos âmes embrassées

N’ont pu conserver le feu de la joie qui luit.

De mes relations reste le goût du doute.

Au soir de l’existence, il est dur le constat

D’avoir quasiment tout échoué dans ses actes.

Cela fait que toujours je mène le combat

Pour garder ouvert mon cœur qui tant se rétracte

Au moindre embarras que lui fait l’adversité.

Je sais, il n’est pas là cet homme de ma vie,

Ni le juste produit du plaisir fait Enfant.

Mais qu’importe après tout, ma pauvre et vieille amie,

Si le monde remplace à lui seul un amant,

Si le vent du bonheur souffle et secoue ta plume.

Posté par Marygrange à 12:30 - Ecriture - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 janvier 2008

La chanson de l'Atlantique (après modifications du texte et de la vidéo)


La chanson de l'Atlantique
envoyé par marygrange

Je l’avais, la ballade, écrite, un clair matin,

En rimes qui prônaient un rivage lointain.

S’en souvient-il encor de ce soleil d’octobre,

Quand tout autour de nous était bien, simple et sobre ?

Quelqu’un a pris mes mots pour composer un chant

Langoureux, nostalgique, émouvant et touchant.

L’écoutant, je ne peux réprimer une larme,

Car il est si puissant que le cœur se désarme.

Son jeu rend peu à peu mon chagrin moribond,

Comme en partance, un train, pour un pieux horizon.

Je ferais volontiers de semblables voyages

En pays étrangers sous des cieux sans nuages,

Comme c’était alors au bord de l’océan

Atlantique fougueux, magnétique et béant…

Peut-être accompagnée d’une âme radieuse

Pour me faire oublier ma faiblesse odieuse.

Le poème chanté me conduira toujours

En pensée à ce lieu aux rocailleux contours.

Rien ne pourra jamais m’obliger à médire

Les charmes de là-bas, ni me les interdire.

Peut-être y reviendrais-je en fredonnant cet air

Aussi noble et pur que les lieder de Schubert.

L’ouïe au baladeur, le regard sur la plage,

Ô boire la marée soufflant sur mon visage !

(Le fond sonore est un extrait d'une danse hongroise de Schubert en provenance d'un site de téléchargements libres de droits de musiques du Domaine Public).

La chanson de l’Atlantique

Posté par Marygrange à 23:23 - Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 décembre 2006

Trois ans d’internaute poésie

Je vais avoir trois ans de vie sur Internet

Entourée d’expressions sincères et humaines,

Ou d’écrits explosifs et des disputes vaines,

Mais partage toujours dont je retiens le net.

J’ai été bien aidée, je crois aussi aimée.

Des choses, j’ai appris à ne point oublier.

J’ai poussé mes acquis à me perdre à crier

Les vers des émotions qui m’avaient abîmée.

J’ai aperçu des cœurs qui souffrent bien souvent,

Mais aussi quelquefois ils ont su me sourire.

Bien je leur en sais gré. Ils m’ont fait même écrire

Des chansons de la vie qui voguent dans le vent.

J’ai tant aimé la lire en vers et belles proses,

La poétique essence éclaireuse des cieux,

Sur l’épanouie Toile étalée sous mes yeux.

Qu’importe sa couleur, rimes noires ou roses,

Si ces dernières sont dites en mots choisis,

Inspirés, exprimés pour arranger mes fautes

Et mes hésitations et mes humeurs en sautes,

Si dignes elles sont des sentiments transis.

J’ignore si je peux continuer l’écriture

Bien longtemps au clavier ou sur des papiers blancs,

Mais j’ai mes libellés, ces progrès à pas lents

Renforcés par ces liens soutenant leur structure.

Ils me rappelleront que mon cœur palpitait,

Que j’ai servi un peu dans ma pauvre existence.

Même pour rien, c’était de toute ma conscience

Avec cet écrivain qui toujours me suivait.

Et silencieusement, je penserai aux traces

Laissées des jamais vus, mais aussi vrais amis,

Ces convoyeurs sacrés des rêves insoumis

Qui m’auront fait aimer et sont de toutes races.

Posté par Marygrange à 17:57 - Ecriture - Commentaires [10] - Permalien [#]

Les guêpes du Poète

Il veut chanter la terre entière,

Mais a le cœur comme une pierre ;

Sans fontaine pour l’abreuver,

Sans soleil pour l’illuminer.

Plus sur lui les gais papillons.

Des guêpes et leurs aiguillons

Le piquent, ce cœur du poète.

Lui qui devrait se mettre en quête

Des mots éclatants de la vie,

Il se paume dans sa folie.

Les bêtes vont l’exterminer…

Il va crever comme un damné !

Posté par Marygrange à 17:53 - Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

Chant d’un départ

Arrête donc, pauvre de toi !

Arrête de broyer le noir.

Fais ton ballot ! C’est mieux, crois-moi.

Prends la décision dès ce soir !

Ce n’est pas mourir !

Juste un temps partir…

Fiche la paix à ceux qui t’aiment.

Mets un verrou à tes poèmes,

S’ils chantent toujours nostalgie

Et peines sans la mélodie.

Ce n’est pas mourir !

Juste un temps partir…

Tu recouvreras ton sourire,

Sauras les choses à leur dire

A tes amis, et en velours

Ecriras des rimes d’amour.

Ce n’est pas mourir !

Juste un temps partir…

Va-t-en, surtout n’hésite pas !

Pars calmer ton âme là-bas.

Et ta plume dormira bien

Plongée dans la nuit de l’écrin.

Ce n’est pas mourir,

Si tu dois partir…

Posté par Marygrange à 17:51 - Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

Hymne au Poète

Tu as autour de ta conscience

Des mots reclus dans le sommeil.

S’éveillant à ton exigence,

Ils sortent d'amour et soleil.

Tu aimes à chanter les âmes

Que tu côtoies sur ton chemin,

Des causes d’hommes et de femmes

A qui tu veux tendre la main.

Les paroles de ta musique

Nous racontent l’événement

Tantôt heureux, tantôt tragique,

Enrichies de questionnement.

Ton imagination brillante

Sait parler aux petits enfants

De la jeune biche confiante,

Ou les ébats des éléphants.

Ton humour sait être cocasse,

Peut-être acerbe mais radieux,

Des jeux de mots qui ont la grâce

De faire sourire nos yeux.

Tu fais des rimes d’érotisme,

Lorsque tu t'exposes charmeur,

Et plus sage, dis l’athéisme

Ou la foi qui secoue ton coeur.

Et tu admires la verdure

Qui environne tes abris.

Ton encre, empreinte de nature,

Transforme en fleurs tes chants écrits.

Tu es le plus entier des hommes

Qui écrit religieusement.

Nous, tes lecteurs, toujours nous sommes

Séduits par ton rayonnement.

Ô qui voudrait briser la plume

Libératrice de tes mots,

Ferait que ton âme s’embrume

Mettant silence à nos bravos...

Posté par Marygrange à 17:47 - Ecriture - Commentaires [2] - Permalien [#]

Lyriques oriflammes

A vous, mes chers amis, va ce petit sonnet,

Juste pour affirmer que vous m’avez acquise

Et que notre amitié se matérialise

En la composition d’un duo passionné.

Lorsque je pense à vous, qui êtes mes aînés

En sublimes savoirs, je sens que s’intronise

Ce pouvoir dans mon cœur, qui tant immortalise

Les poètes d’un souffle à s’en époumoner.

Je ne suis qu’une amie, une sœur, vous mes frères.

Nous avons en principe un même goût des mots,

Et nous écrivons, à l’opposé de la Terre,

Nos amours, nos rancoeurs, nos talents, nos défauts…

Comme nous nous plaisons et rapprochons nos âmes

Dans ce partage de lyriques oriflammes !

Posté par Marygrange à 17:44 - Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

Testament

Aimer ? Oui, je le voulais

Depuis l’aube de mes jours,

Mais lentement, pour toujours,

Mes espoirs s’en sont allés…

Et qu’importe que je pleure

Encor l’absence d’un homme,

D’avoir eu si peu en somme

Du plaisir jusqu’à cette heure

De ma vie, car bien des fois

J’aurai couvert le papier

D’émotions, et l’amitié

M’aura touchée de ses doigts.

Après qu’on me mette en terre,

Tous ces reflets de ma vie

Mis en mots de poésie

Sous la lampe qui m’éclaire,

Prenez-les comme les fleurs

Qui animent un salon !

Dans vos mains, ils ne seront

Plus tourments en proie aux pleurs.

Ou tels pétales de roses

Oubliées, ils faneront

Sur l’étagère et mourront,

Comme le font mille choses…

Posté par Marygrange à 17:41 - Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

Au jardin du Poète…

Au jardin de tes mots,

Je contemple ton rêve,

Tes fleurs, plantes en pots,

Où gît l’amour de l’Eve

Qui fait mal à ton cœur

Par son indifférence,

Transmuant le bonheur

En antre de souffrance.

Puis c’est ton quotidien,

Ton bon regard sur l’autre,

Ta requête du bien

Dont tu te veux l’apôtre…

Je distingue une étoile

Dans le ciel, quand la nuit

Y dépose son voile.

Aucune autre ne luit !

Elle éveille ma voix

Et attire la rime

Au souffle de mon moi

Heureux ou en déprime.

Et j’écris un poème

Au jardin de tes mots,

Une fleur de Bohème

Sur tes pesants rameaux…

Posté par Marygrange à 17:39 - Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

La marotte

J’espère ta venue sur mon carnet de notes

En simples vers rimés ou prose, ma marotte

Que j’aime à pratiquer au gré des émotions

Qui arrosent les fleurs de l’imagination.

Sont-ce les mots de la joie ou de la tristesse

Qui racontent l’amour, exprimant sa tendresse

Ou la disparition de ses nobles atours

Quand il devient souffrance et nous rend presque fous.

Des mots pour rendre hommage à l’amitié conquise

Aussi belle qu’à l’homme une jeune promise,

Pour les grands idéaux que l’on croirait perdus,

Pour la mer qui s’agite et l’aube qui n’est plus.

Je t’aime pour le temps que tu prends et effaces,

Pour l’ennui qui bougonne en te cédant sa place.

Je t’aime comme la mère aime son enfant,

Qui l’élève et le choie pour un futur vaillant.

Posté par Marygrange à 17:38 - Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]
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