10 août 2008
A ma raison d’écrire
A ma raison d'écrire
envoyé par marygrange
Bien sûr d’autres que moi, souffrant du même mal
Depuis le plus jeune âge, aux noires cicatrices :
Jambes paralysées ne marchant pas ou mal,
Dos courbé retenu par des vis fixatrices,
N’ont pu mêler leur corps à celui d’un amour.
Mais moi je fus aimée, il y a des années.
Oh ! rarement tel un couple toute une nuit…
Et avec eux jamais nos âmes embrassées
N’ont pu conserver le feu de la joie qui luit.
De mes relations reste le goût du doute.
Au soir de l’existence, il est dur le constat
D’avoir quasiment tout échoué dans ses actes.
Cela fait que toujours je mène le combat
Pour garder ouvert mon cœur qui tant se rétracte
Au moindre embarras que lui fait l’adversité.
Je sais, il n’est pas là cet homme de ma vie,
Ni le juste produit du plaisir fait Enfant.
Mais qu’importe après tout, ma pauvre et vieille amie,
Si le monde remplace à lui seul un amant,
Si le vent du bonheur souffle et secoue ta plume.
22 janvier 2008
La chanson de l'Atlantique (après modifications du texte et de la vidéo)
La chanson de l'Atlantique
envoyé par marygrange
Je l’avais, la ballade, écrite, un clair matin,
En rimes qui prônaient un rivage lointain.
S’en souvient-il encor de ce soleil d’octobre,
Quand tout autour de nous était bien, simple et sobre ?
Quelqu’un a pris mes mots pour composer un chant
Langoureux, nostalgique, émouvant et touchant.
L’écoutant, je ne peux réprimer une larme,
Car il est si puissant que le cœur se désarme.
Son jeu rend peu à peu mon chagrin moribond,
Comme en partance, un train, pour un pieux horizon.
Je ferais volontiers de semblables voyages
En pays étrangers sous des cieux sans nuages,
Comme c’était alors au bord de l’océan
Atlantique fougueux, magnétique et béant…
Peut-être accompagnée d’une âme radieuse
Pour me faire oublier ma faiblesse odieuse.
Le poème chanté me conduira toujours
En pensée à ce lieu aux rocailleux contours.
Rien ne pourra jamais m’obliger à médire
Les charmes de là-bas, ni me les interdire.
Peut-être y reviendrais-je en fredonnant cet air
Aussi noble et pur que les lieder de Schubert.
L’ouïe au baladeur, le regard sur la plage,
Ô boire la marée soufflant sur mon visage !
(Le fond sonore est un extrait d'une danse hongroise de Schubert en provenance d'un site de téléchargements libres de droits de musiques du Domaine Public).
La chanson de l’Atlantique
08 décembre 2006
Trois ans d’internaute poésie
Je vais avoir trois ans de vie sur Internet
Entourée d’expressions sincères et humaines,
Ou d’écrits explosifs et des disputes vaines,
Mais partage toujours dont je retiens le net.
J’ai été bien aidée, je crois aussi aimée.
Des choses, j’ai appris à ne point oublier.
J’ai poussé mes acquis à me perdre à crier
Les vers des émotions qui m’avaient abîmée.
J’ai aperçu des cœurs qui souffrent bien souvent,
Mais aussi quelquefois ils ont su me sourire.
Bien je leur en sais gré. Ils m’ont fait même écrire
Des chansons de la vie qui voguent dans le vent.
J’ai tant aimé la lire en vers et belles proses,
La poétique essence éclaireuse des cieux,
Sur l’épanouie Toile étalée sous mes yeux.
Qu’importe sa couleur, rimes noires ou roses,
Si ces dernières sont dites en mots choisis,
Inspirés, exprimés pour arranger mes fautes
Et mes hésitations et mes humeurs en sautes,
Si dignes elles sont des sentiments transis.
J’ignore si je peux continuer l’écriture
Bien longtemps au clavier ou sur des papiers blancs,
Mais j’ai mes libellés, ces progrès à pas lents
Renforcés par ces liens soutenant leur structure.
Ils me rappelleront que mon cœur palpitait,
Que j’ai servi un peu dans ma pauvre existence.
Même pour rien, c’était de toute ma conscience
Avec cet écrivain qui toujours me suivait.
Et silencieusement, je penserai aux traces
Laissées des jamais vus, mais aussi vrais amis,
Ces convoyeurs sacrés des rêves insoumis
Qui m’auront fait aimer et sont de toutes races.
Les guêpes du Poète
Il veut chanter la terre entière,
Mais a le cœur comme une pierre ;
Sans fontaine pour l’abreuver,
Sans soleil pour l’illuminer.
Plus sur lui les gais papillons.
Des guêpes et leurs aiguillons
Le piquent, ce cœur du poète.
Lui qui devrait se mettre en quête
Des mots éclatants de la vie,
Il se paume dans sa folie.
Les bêtes vont l’exterminer…
Il va crever comme un damné !
Chant d’un départ
Arrête donc, pauvre de toi !
Arrête de broyer le noir.
Fais ton ballot ! C’est mieux, crois-moi.
Prends la décision dès ce soir !
Ce n’est pas mourir !
Juste un temps partir…
Fiche la paix à ceux qui t’aiment.
Mets un verrou à tes poèmes,
S’ils chantent toujours nostalgie
Et peines sans la mélodie.
Ce n’est pas mourir !
Juste un temps partir…
Tu recouvreras ton sourire,
Sauras les choses à leur dire
A tes amis, et en velours
Ecriras des rimes d’amour.
Ce n’est pas mourir !
Juste un temps partir…
Va-t-en, surtout n’hésite pas !
Pars calmer ton âme là-bas.
Et ta plume dormira bien
Plongée dans la nuit de l’écrin.
Ce n’est pas mourir,
Si tu dois partir…
Hymne au Poète
Tu as autour de ta conscience
Des mots reclus dans le sommeil.
S’éveillant à ton exigence,
Ils sortent d'amour et soleil.
Tu aimes à chanter les âmes
Que tu côtoies sur ton chemin,
Des causes d’hommes et de femmes
A qui tu veux tendre la main.
Les paroles de ta musique
Nous racontent l’événement
Tantôt heureux, tantôt tragique,
Enrichies de questionnement.
Ton imagination brillante
Sait parler aux petits enfants
De la jeune biche confiante,
Ou les ébats des éléphants.
Ton humour sait être cocasse,
Peut-être acerbe mais radieux,
Des jeux de mots qui ont la grâce
De faire sourire nos yeux.
Tu fais des rimes d’érotisme,
Lorsque tu t'exposes charmeur,
Et plus sage, dis l’athéisme
Ou la foi qui secoue ton coeur.
Et tu admires la verdure
Qui environne tes abris.
Ton encre, empreinte de nature,
Transforme en fleurs tes chants écrits.
Tu es le plus entier des hommes
Qui écrit religieusement.
Nous, tes lecteurs, toujours nous sommes
Séduits par ton rayonnement.
Ô qui voudrait briser la plume
Libératrice de tes mots,
Ferait que ton âme s’embrume
Mettant silence à nos bravos...
Lyriques oriflammes
A vous, mes chers amis, va ce petit sonnet,
Juste pour affirmer que vous m’avez acquise
Et que notre amitié se matérialise
En la composition d’un duo passionné.
Lorsque je pense à vous, qui êtes mes aînés
En sublimes savoirs, je sens que s’intronise
Ce pouvoir dans mon cœur, qui tant immortalise
Les poètes d’un souffle à s’en époumoner.
Je ne suis qu’une amie, une sœur, vous mes frères.
Nous avons en principe un même goût des mots,
Et nous écrivons, à l’opposé de la Terre,
Nos amours, nos rancoeurs, nos talents, nos défauts…
Comme nous nous plaisons et rapprochons nos âmes
Dans ce partage de lyriques oriflammes !
Testament
Aimer ? Oui, je le voulais
Depuis l’aube de mes jours,
Mais lentement, pour toujours,
Mes espoirs s’en sont allés…
Et qu’importe que je pleure
Encor l’absence d’un homme,
D’avoir eu si peu en somme
Du plaisir jusqu’à cette heure
De ma vie, car bien des fois
J’aurai couvert le papier
D’émotions, et l’amitié
M’aura touchée de ses doigts.
Après qu’on me mette en terre,
Tous ces reflets de ma vie
Mis en mots de poésie
Sous la lampe qui m’éclaire,
Prenez-les comme les fleurs
Qui animent un salon !
Dans vos mains, ils ne seront
Plus tourments en proie aux pleurs.
Ou tels pétales de roses
Oubliées, ils faneront
Sur l’étagère et mourront,
Comme le font mille choses…
Au jardin du Poète…
Au jardin de tes mots,
Je contemple ton rêve,
Tes fleurs, plantes en pots,
Où gît l’amour de l’Eve
Qui fait mal à ton cœur
Par son indifférence,
Transmuant le bonheur
En antre de souffrance.
Puis c’est ton quotidien,
Ton bon regard sur l’autre,
Ta requête du bien
Dont tu te veux l’apôtre…
Je distingue une étoile
Dans le ciel, quand la nuit
Y dépose son voile.
Aucune autre ne luit !
Elle éveille ma voix
Et attire la rime
Au souffle de mon moi
Heureux ou en déprime.
Et j’écris un poème
Au jardin de tes mots,
Une fleur de Bohème
Sur tes pesants rameaux…
La marotte
J’espère ta venue sur mon carnet de notes
En simples vers rimés ou prose, ma marotte
Que j’aime à pratiquer au gré des émotions
Qui arrosent les fleurs de l’imagination.
Sont-ce les mots de la joie ou de la tristesse
Qui racontent l’amour, exprimant sa tendresse
Ou la disparition de ses nobles atours
Quand il devient souffrance et nous rend presque fous.
Des mots pour rendre hommage à l’amitié conquise
Aussi belle qu’à l’homme une jeune promise,
Pour les grands idéaux que l’on croirait perdus,
Pour la mer qui s’agite et l’aube qui n’est plus.
Je t’aime pour le temps que tu prends et effaces,
Pour l’ennui qui bougonne en te cédant sa place.
Je t’aime comme la mère aime son enfant,
Qui l’élève et le choie pour un futur vaillant.
