Comme une bouteille à la mer

Pensées, proses, poésies, mais aussi des fictions...Pour les messages, servez-vous aussi du livre d'or dans la colonne de droite. Merci de votre visite !

24 février 2008

Ce sentiment rebelle...

Ce sentiment rebelle éloigne les amis

Qui osent s’approcher trop près des tristes couples,

Les accusant de maux qu’ils n’auraient pas commis

En giflant sans raison leurs cœurs nobles et souples.

Pourtant, tout au début du temps du mariage,

Ils s’aimaient bellement d’un amour fusionnel.

Qui pouvait présager que viendrait le pillage

De cet acte d’aimer devenu passionnel ?

A la routine, un jour, l’amour cède la place ;

Ils ne se parlent plus que d’un air méprisant.

Mais, quand le doute vient, le mutisme de glace

Se rompt en mille éclats d’un chagrin épuisant.

Personne n’est coupable à part la jalousie

Perverse et effarante aux dangereux dégâts.

Nous devons la traiter comme une pleurésie

Et calmer ses proies par les jeux de milongas.

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24 octobre 2007

La prisonnière

J'ajoute une vidéo faite récemment sur le poème...

Chaque jour que je passe en mes murs blancs salis

Par l’usure des ans, mon âme prisonnière

S’évade dans les mots que j’eus ensevelis

Au temps où je vivais telle une femme altière.

Je croyais tout acquis, mais je ne savais rien.

Rien du monde sournois et ses folles attaches,

Ses cruelles amours, l’avidité du bien.

Je ne perçois qu’un vide éparpillé de taches

Sur ma mémoire, ici où je meurs peu à peu.

Pourtant je les assemble afin d’en faire un livre.

Le temps s’évanouit aux rêves pour le jeu

D’attraper mes pensées pour que je les délivre

Et regagner après mon lit de liberté

Où s’effacent les murs de ma cellule étroite,

Quand je ferme les yeux et revois la clarté

Du songe du sommeil qui m’enveloppe d’ouate.

Un été de lumière, une tranquille mer,

Les rires d’une enfant qui vole en robe courte,

Coquillage à l’oreille, une île d’outre-mer…

Mon enfance en bonheur, mais le rêve s’écourte.

Posté par Marygrange à 12:13 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [2] - Permalien [#]

10 août 2007

La dépendance affective (extrait d'un message sur un forum)

« Je t'ai fait une lettre pour te dire merci pour ce que tu as apporté à ma connaissance de moi-même et indirectement au labeur de mon livre, toi qui étais mon ami. Mais je n'ose pas te la faire parvenir. Je pense que tu refuserais de l'ouvrir. C'est pour cela que j'utilise ce moyen de communication pour t'en faire part autrement, en espérant que tu lises en invité ce message.
Je te demande donc infiniment pardon pour ce que tu sais.
Je ne serai plus ton amie, et ne veux ni ne peux plus l'être. Mais tu me ferais un soulagement immense en acceptant, un jour, mes excuses. Je ne te demande pas non plus de t'adresser directement à moi, mais peut-être que quelqu'un, une connaissance commune pourrait me transmettre ton message. C'est tout ce que j'aimerais.
Si tu lisais mon livre, tu verrais que j'assume tout le poids de mes erreurs. Vos réactions m'ont profondément blessée, mais je les comprends et je sais qu'elles n'avaient pas la prétention de me faire du mal. Ce n'était que m'exiger de te laisser tranquille et de couper court à mes sentiments pour toi, les vrais comme ceux que vous pensiez que j'avais.
Mais le drame dans tout ça, c'est que maintenant j'ai peur de moi dans mes relations avec les autres. J'ai peur du rejet, comme au temps où les écoles refusaient de me recevoir dans leurs classes car je pouvais traumatiser les autres enfants avec mon handicap… Je veux briser cette image néfaste de moi, et écrire devrait m'aider à le faire.
La dépendance affective cela existe, et j'ai conscience que j'en étais touchée, et qu'Internet et sa dépendance aussi m'ont poussée vers elle à travers toi. Je ne veux plus cela. Ecrire, je veux dire vraiment, pas pour faire beau, peut m'apprendre à m'en défaire. Je le souhaite en tout cas.
Je sais que j'ai trop voulu t'aider, te donner, même si c'est bien car c'est aimer. Mais il faut savoir doser ses sentiments et avoir confiance en l'autre, si ce n'est en soi. Tu n'as pas besoin d'aide. Tu es fort, j'en suis sûre. Alors tu fais ce qui te convient, et c'est bien. Et surtout cela ne me regarde pas. Tu as ta vie, j'ai la mienne. Et c'est à chacun de voir ce qu'il doit faire de sa vie et ne pas se préoccuper de celle d'un autre, si cela doit porter préjudice à ce dernier. Je te fais donc confiance et t'estime heureux. Surtout ne te fais pas de reproches à mon sujet. Je ne le veux pas. C'est moi la fautive, personne d'autre.
Maintenant, si on se voyait dans la rue, j'espère que tu n'aurais pas peur de me dire simplement bonjour, et qu'aussi j'oserais en faire autant. Mais je suis une grande peureuse et timide. Alors je ne sais pas… Et que ce soit sans suite surtout.
Mais en attendant ce jour improbable sans doute, je te le redis encore, pardon ! »

Posté par Marygrange à 21:02 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 avril 2007

Bannir le doute

Devant son téléphone muet,

Sa boîte aux lettres vide,

Dans son chez-soi où rien ne vit que son propre corps et ses pensées,

Tandis que la télévision hurle sans écoute le soir venu,

On doute sur les gens qu’on a aimés,

Et qu’on aimera toujours vraisemblablement.

Vont-ils bien ?

Sont-ils heureux ?

Vivent-ils encore du moins ?

Pensent-ils parfois à vous ?

Vous aiment-ils en sourdine ou vous détestent-ils ?

Comment le savoir ?

Qu’est-ce qui les dérange ?

Ont-ils perdu vos coordonnées ?

Vous croient-ils fâché contre eux pour une obscure raison ?

Vous pensent-ils, eux aussi, mort ?

Est-ce que quelque chose va mal au point de ne pas vouloir vous le confier ?

Peut-être rien !

Et ce n’est pas facile de n’avoir rien à dire, je le sais…

Est-ce la routine du temps qui écarte votre souvenir de leur mémoire ?

Ou le remords et les craintes les font-ils hésiter à vous reparler,

Comme vous à eux ?

Un jour, on a rompu des liens pour un départ,

Ou pour la paix des gens, ceux qui refusent vos sentiments !

Après reste l’empreinte de l’amertume,

Au bout de jours, de mois, d’années de honte et de peine.

Puis on rencontre de nouvelles âmes qui font aimer à nouveau, oublier…

Plus on laisse libre le silence de faire sonner le téléphone,

D’emplir la boîte aux lettres,

De répondre aux pensées,

Plus on se fige dans la rigueur du doute.

Pourtant il suffirait de le prendre et de le lancer par la fenêtre,

Et de se délecter de l’entendre se briser au sol en mille éclats de verre !

Dire qu’il n’y a qu’à ouvrir son répertoire

Et composer un numéro de téléphone !

Il aimerait peut-être encore le son de votre voix…

Oui, malgré les battements affolés de son cœur intimidé,

On osera bannir le doute.

Posté par Marygrange à 15:33 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [2] - Permalien [#]

10 mars 2007

Pour dire ces mots…

Leur rendre l’impolitesse,

Leur mépris et leurs dénis

Qui emplissent de tristesse

Nos cœurs de pauvres bannis.

Nous viendrait presque l’ivresse

D’en voir quelques uns punis

Pour donner de l’allégresse

Aux sentiments désunis.

Mieux conviendrait l’indulgence,

Cependant, aux vengeurs vœux,

Se fier à l’intelligence

Pour oublier les aveux

Lorsque nous avions confiance,

Quand brillaient d’or nos cheveux.

Recouvrons notre insouciance

Pour dire ces mots : "Tu veux...".

Posté par Marygrange à 17:34 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 janvier 2007

Et tu verras la beauté du monde…

Si loin dans ma mémoire,

Vingt et un an l’été prochain !

Mois d’août, soleil, taxi jusqu’à Barajas,

L’aéroport de Madrid,

Mon Madrid que je n’habiterais plus.

Dire comme je l’aimais ?

Ce n’est pas si simple,

C’est tellement passé !

J’y suis revenue en vacances

Pour le revivre un peu,

Mon Madrid,

Et revoir tendrement

Mes amis qu’avec contrainte

J’ai dû laisser derrière moi.

Mais cela fait plus de 17 ans,

La dernière fois…

On ne garde pas longtemps

Les lieux et les gens les plus chers.

Enfin, pas toujours...

On ne garde pas longtemps

L’insouciance, les projets

Qui batifolent joyeusement

Dans notre tête de jeunesse…

Il y en a qui ont la chance

D’épouser le bonheur

Et le reproduire tout au long de leur vie.

Ils aiment, lisent, voient, entendent,

Et sentent profondément

La beauté du monde,

Et un jour ils meurent heureux !

Et il y en a d’autres qui perdent tout,

Ne connaissent jamais la joie,

Ou si peu,

Ou l’ont à peine effleurée…

Ils la retrouvent dans l’éphémère,

L’artificiel plaisir

D’un alcool, d’une drogue, d’une aventure passagère,

Des heures passées devant un écran d’ordinateur

Souvent pour rien…

Il y en a qui vivent dehors sans logis,

D’autres qui oui en ont,

Mais sont seuls aussi à l’intérieur…

Tous espèrent une main généreuse,

Un cœur lumineux,

Un havre de paix

Qui leur disent :

« Si tu es dans le besoin,

Si tu réclames de la considération,

Cherche-toi !

Tu peux, tu dois être

Comme tous les hommes.

Tu peux donner, créer, aider.

Aime, mon ami,

Comme nous t’aimons !

Et tu verras la beauté du monde… »

Posté par Marygrange à 09:49 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 décembre 2006

Savoir juste oublier quelqu’un…

Savoir juste oublier quelqu’un,

Malgré ce que cela me coûte,

Ne plus penser à son destin…

Si je le vois sur une route,

Prendre un regard de mannequin.

Et je tirerai sur le frein

D’aimer ou de haïr cet homme,

Gardant souvenir d’un refrain

Au rythme pur du métronome

Et mots gentils d’heureux matins,

Pour le chanter dans le jardin

De roses d’humeur amicale,

Sous le soleil et vent marin,

D’une gaie région tropicale,

Pour ne plus penser au dédain…

On m’inculqua un lourd chagrin

Qui endeuilla ma poésie.

Comme un bateau essuie un grain,

Je combattrai la jalousie

Pour retracer un vers serein,

Et ne plus me voir un requin,

Un animal que l’on repousse,

Ou le pire des assassins,

Un tyran bercé des secousses

D’un asiatique palanquin…

Ne plus en vouloir à l’humain

Qui refusa lire mon âme,

Ou tenir, dans ses mains, ma main

Pour apaiser le feu des drames,

Aider les cœurs à vivre sains.

Savoir juste oublier quelqu’un…

Posté par Marygrange à 20:35 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [2] - Permalien [#]

Un boomerang semble mon cœur…

Un boomerang semble mon cœur.

Il vrille en cet air qui m’oppresse

Pour attaquer peine et rancœur

Et revenir fruit de tendresse.

Il parcourt les ciels nébuleux

De mes pensées les plus rebelles

Au déploiement des orgueilleux

Elans d’humeurs, joies infidèles.

Il est un cœur certainement,

Quoique l’on puisse de lui croire,

Fragile dans l’événement

Qui s’épaissit dans ma mémoire.

Il veut tuer l’odieux mal,

La vision de moi maudite,

Dont j’eus un noir retour fatal.

Il faut que j’en change bien vite !

Il doit aimer épanoui,

Sans interdit et sans vergogne,

Avec sourire et sans ce pli

Sur mon visage qui le rogne.

Il aimerait récompenser

Le simple don de ma naissance.

Il aimerait savoir oser

Sortir les mots de ma conscience

Pour, à la vie, dire merci

Honnêtement, quand elle sonne

L’heure finale, et puis aussi

A l’amour de ce qui m’étonne :

Un être humain ou blanche fleur,

Animal, pré, montagne, plage,

Douceur du vent… La paix du pleur

Doit l’emporter libre au naufrage.

Posté par Marygrange à 20:34 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Que nos âmes se voient nouvelles

Oh Renouveau, sois notre accord,

Celui qui nous fait nous entendre,

Réveil du présent, des cœurs tendres,

Des sentiments de réconfort.

Ecrase donc nos vieux tourments.

Efface nos viles querelles,

Que nos âmes se voient nouvelles

En proie à un pur dénuement.

Aux esprits au désert ridé,

Refais vivre leur feue jeunesse,

Qu’ils soient tels futurs chants de liesse

Des oiseaux juste fécondés…

Posté par Marygrange à 20:28 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le cœur giflé

Vivre seule

Dans un fauteuil roulant,

Ecartée de la normalité,

Et avoir besoin

Quand même d’aimer,

Mais se sentir incomprise…

Vivre seule.

Vouloir combattre l’ennui.

Forcer la vie

En compagnie d’un stylo,

D’amis souvent absents

Quand elle se perd

Et que l’on souffre

En pleurant dans ses mains.

Vivre seule.

S’entendre dire comment faut être,

Ce qu’on doit faire,

Quand on veut se débrouiller

Par ses propres moyens.

Et qu’on ne le peut pas,

Et qu’on ne vous en sent pas apte,

Et que ça bloque plus alors !

Vivre seule

Dans son mal-être.

Subir le deuil des gens

Qui disparaissent dans la nature,

Ou bien meurent tout simplement…

Vivre seule.

Trop besoin d’écouter

Où c’est la vie.

Vouloir crever le silence

De ceux qui vous boudent

Sans dire pourquoi,

Et quand vous insistez vous lâchent :

« Va-t-en, laisse-moi ! »

Sentir le cœur s’affoler,

Se voir entachée.

Ne pas pouvoir répondre.

Alors, puisque inutile aux autres,

On n’ose plus aimer personne !

C’est se faire gifler le cœur.

Se voir jugée, condamnée sans procès.

Mais pour quel crime donc ?

Avoir la honte qui pousse,

La colère qui vous prend à la gorge.

Tout jeter ! Tout casser !

Puis se remettre à aimer,

Bien qu’on se dise incapable.

Et on veut réparer ces fautes qu’on vous a dites,

Le signalant à qui ne vous écoute plus.

C’est aussi perdre la foi en tout d’un seul coup.

Agir à l’opposé de ce qu’on devrait faire.

Mais on veut tant se revaloriser

Aux yeux de ceux qui vous méprisent sans doute,

Vous en veulent si injustement, croit-on…

On a très mal.

On veut son droit de réponse.

On veut gifler à son tour

Qui vous accuse d’aimer.

Vous estimait-il un peu,

Ou le feignait-il à cause de votre état ?

Sait-il combien aimer veut dire vivre,

Que le soutien de la vie, c’est l’acte d’aimer

Sous toutes ses formes.

Qui n’aime pas vivre refuse d’aimer,

Et l’être aussi parfois…

Mais moi, je veux vivre.

Je veux aimer.

Mais le puis-je ?

Saurai-je jamais le faire comme tout le monde ?

Je ne veux qu’exister pourtant,

Avoir de la valeur

Et l’offrir librement.

Je veux ce simple droit :

M’unir au monde

Pour mourir un jour en paix !

Posté par Marygrange à 20:19 - Sentiments, mélancolie... - Commentaires [0] - Permalien [#]
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