22 décembre 2007
María Elena (pantoum)
Second hommage à Los Indios Tabajaras...
Chantant María Elena,
Deux guitares roulent vibrantes.
Au bord de l’eau l’amour mena,
Vers ton cœur, une voix troublante.
Deux guitares roulent vibrantes,
Nous attirent comme l’aimant.
Vers ton cœur, une voix troublante
Te parla amoureusement.
Nous attirent comme l’aimant,
Deux frères aux plumes sauvages.
Te parla amoureusement
Le bel homme près du rivage.
Deux frères aux plumes sauvages
Nous bercent de leurs sons indiens.
Le bel homme près du rivage
Est reparti. Tu t’en souviens ?
Nous bercent de leurs sons indiens,
Los Indios jouant Ramona.
Est reparti, tu t’en souviens,
Chantant María Elena…
Voici la version sonore...
Et sur le lien suivant Los Indios Tabajaras interprétant "Maria Elena"
On peut écouter les deux ensemble, si on veut...
07 mai 2007
Au cinéma
Qu’il fasse soleil ou qu’il vente,
Le matin s’en va le pêcheur.
Toujours ce remords qui le hante
Au cinéma, tel le Faucheur.
Le matin s’en va le pêcheur
Pour une journée laborieuse.
Au cinéma, tel le Faucheur,
Vient dans sa pensée la curieuse.
Pour une journée laborieuse,
Le bateau fend la forte mer.
Vient dans sa pensée la curieuse,
Celle qui l’a rendu amer.
Le bateau fend la forte mer
En hiver, tous les jours gonflée.
Celle qui l’a rendu amer,
S’est enfuie quand il l’a giflée.
En hiver, tous les jours gonflée,
La grand-voile bat l’air au mât.
S’est enfuie quand il l’a giflée…
Comme il la pleure au cinéma !
La grand-voile bat l’air au mât,
Quand le bateau revient à Nantes.
Comme il la pleure au cinéma,
Qu’il fasse soleil ou qu’il vente !
01 février 2007
La solitude et le Poète (pantoum)
Dans la carence d’un amour,
M’accompagne la solitude.
Suis les méandres du parcours
Qui aboutit à mon cœur prude !
M’accompagne la solitude,
Quand ma Muse veut se nourrir.
Qui aboutit à mon cœur prude ?
La poésie qui vient fleurir.
Quand ma Muse veut se nourrir,
Je m’installe à mon écritoire.
La poésie qui vient fleurir,
S’ébranle au jeu de mon histoire.
Je m’installe à mon écritoire,
Comme à sa légende un héros.
S’ébranle au jeu de mon histoire,
L’émoi du rythme de mes mots.
Comme à sa légende un héros,
Je vaincs la guerre du silence.
L’émoi du rythme de mes mots
Blanchit la nuit de ma conscience.
Je vaincs la guerre du silence
Avec des vers de troubadour.
Blanchit la nuit de ma conscience,
Dans la carence d’un amour !
31 janvier 2007
Le remords
On se rencontrerait parcourant une route,
Moi marchant, promeneuse en vacances d’été,
Toi roulant vers chez vous d’un esprit tourmenté
Par ton métier usant ou bien un obscur doute…
Moi marchant, promeneuse en vacances d’été,
Croiserais-je tes yeux, quoique je le redoute ?
Par ton métier usant ou bien un obscur doute,
Me fixerais-tu comme un homme violenté ?
Croiserais-je tes yeux, quoique je le redoute,
Car je ne voudrais plus voir mon cœur débouté ?
Me fixerais-tu comme un homme violenté,
Si tu t’arrêtais tout au bord de cette route ?
Car je ne voudrais plus voir mon cœur débouté,
Oserais-je parler ? Dirais-tu : « Je t’écoute… »,
Si tu t’arrêtais tout au bord de cette route ?
Cesserait-il soudain le remords lamenté ?
07 décembre 2006
L’Atlantique et le Basque…
J’aime à poser les yeux sur l’immense océan,
L’atlantique et le basque, aux abords de Bayonne,
Magnifique cité, plus que Bidache, Arbonne,
Arcangues, Ascaïn, si voisines pourtant…
L’Atlantique et le Basque, aux abords de Bayonne,
S’affrontent en duel sur un surf bondissant.
Arcangues, Ascaïn, si voisines pourtant,
Ne peuvent pas connaître une emprise aussi bonne.
S’affrontent en duel sur un surf bondissant,
La jeunesse et la mer qui s’emporte félonne.
Ne peuvent pas connaître une emprise aussi bonne,
Le promeneur des monts, le paisible passant.
La jeunesse et la mer qui s’emporte félonne
Captivent le regard du poète naissant.
Le promeneur des monts, le paisible passant
Oseront-ils braver la houle qui détone ?...
06 décembre 2006
Madrid d’une jeunesse…
Madrid d’une jeunesse en splendeurs satinées,
Dis-moi s’il est encor des filaments des liens
Entre cette Française et toi, tes citoyens
Qu’elle a dû délaisser voilà dix-neuf années ?
Dis-moi s’il est encor des filaments des liens
Tissés avec les chairs des amours condamnées
Qu’elle a dû délaisser voilà dix-neuf années ?
De leur présence entière, elle n’oublia rien.
Tissés avec les chairs des amours condamnées,
Madrid as-tu gardé les traces de ses biens ?
De leur présence entière, elle n’oublia rien.
Et elle se repent de se savoir damnée.
Madrid as-tu gardé les traces de ses biens
Tel baiser sur sa joue qui depuis s’est fanée ?
Et elle se repent de se savoir damnée
Par le temps disparu, les yeux d’un Ibérien…
